Keith Rowley remporte les élections générales à Trinidad et Tobago

politique
Keith Rowley
Keith Rowley (au centre) après sa victoire lors des élections générales à Trinidad et Tobago ©FB Keith Rowley
Battu de 12 sièges aux élections de 2010 par la Coalition du Peuple, le Mouvement national du Peuple  tient sa revanche. Ce parti a remporté lundi (07/09) le scrutin dans 23 des 41 circonscriptions de Trinidad et Tobago.
Battu de 12 sièges aux élections de 2010 par la Coalition du Peuple, le Mouvement national du Peuple  tient sa revanche. Ce parti a remporté lundi (07/09) le scrutin dans 23 des 41 circonscriptions. Son leader, Keith Rowley a réussi son pari de pousser vers la sortie Kamla Persad Bissessar, à qui il ravit le poste de Premier Ministre.  
 
A 66 ans, l’ex-leader de l’opposition qui a déjà été ministre par le passé – sous la direction de Patrick Manning – devient le 7e Trinidadien à occuper la fonction de chef de gouvernement du pays, depuis l’indépendance (1962). Avec ses 23 sièges au Parlement, Keith Rowley n’a certes pas atteint les 29 gagnés par sa rivale en 2010, mais sa majorité sera bien suffisante pour mettre en œuvre son programme.
 

La lutte contre la criminalité est l'une des priorités

Le nouveau gouvernement aura du pain sur la planche. Il devra très vite s’attaquer aux nombreux problèmes de criminalité, de chômage et d’inflation que rencontre le pays actuellement. Il devra relancer une économie en nette perte de vitesse, depuis la chute du prix du pétrole. Prenant la parole au soir de sa victoire, Keith Rowley a déclaré : "Je ne serai pas le premier ministre du PNM, mais le premier ministre de Trinidad-et-Tobago ". Devant ses partisans en liesse, le leader du Mouvement national du Peuple a dit vouloir tout mettre en œuvre pour "raviver le sentiment nationaliste des trinidadiens", avant d’ajouter : "Nous devrions tous être fiers d’être de citoyens de Trinidad-et-Tobago ".

The Prime Minister's Victory Speech

Posted by Dr Keith Rowley on mardi 8 septembre 2015
Kamla Persad Bissesar a, elle aussi, pris la parole devant ses partisans lundi soir. Elle a reconnu la défaite de son parti, la Coalition du Peuple :  "Nous devons respecter la volonté du peuple de Trinidad-et-Tobago, Ils ont choisi et je respecte leur choix. Bien sûr, nous sommes déçus des résultats, mais nous devons respecter le processus démocratique", a-t-elle déclaré.

Même si elle conserve, avec ses 18 sièges, le soutien d’une partie non négligeable de l’électorat, la première ministre sortante a manifestement payé les divers scandales et accusations de corruption qui ont concerné plusieurs membres de son gouvernement. Son ex ministre de la Sécurité, Jack Warner, contre qui la justice des États-Unis a engagé une procédure d’extradition, pour des affaires de corruption à la FIFA, était candidat. Chef de file du Parti libéral indépendant, J. Warner n’a remporté aucun siège.