L'activité touristique est en panne en Martinique

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Plage de Sainte-Anne
Plage de Sainte-Anne. ©Marco Calmo
Le tourisme, lui aussi, subit les conséquences de l'épidémie de coronavirus. Alors que la nouvelle saison démarre, les professionnels sont inquiets pour leur activité. Exemple dans la commune balnéaire de Sainte-Anne.
 
À quelques jours des vacances de la Toussaint: on est encore très loin de la grosse affluence à Sainte-Anne.

A la Pointe Marin, il n'y a pas grand monde sur le sable, ni dans l'eau, à part quelques vacanciers, pour la plupart des retraités.

Très peu de restaurants sont ouverts. Les seuls clients sont des habitués.
 

C'est un peu calme, par rapport aux autres années. J'ai une résidence en Martinique et je passe l'hiver ici, confie un touriste.
 


Du côté des restaurateurs, on reste optimiste.
 

Sereinement...Il y aura du monde, parce-que les avions arrivent pleins. Donc je pense que ce sera comme l'année dernière, espère une restauratrice.
 


Au quartier Belfond, les locations saisonnières sont vides. Selon un professionnel, la perte d'activité est de l'ordre de 80%. Les entreprises ont pu compter sur la clientèle locale, mais pas suffisamment pour maintenir l'activité à flots.

Dans la rue, on ne croise que des habitants de Sainte-Anne.
 

C'est très calme. Je pense que c'est par rapport au virus, que tout cela se produit. On essaie quand même de respecter le couvre-feu, confie une saintannaise.
 


Même scénario, à Anse Caritan. Les chambres d'hôte ne font pas recette. 
 

Les gens ont peur de se déplacer. On avait des clients qui devaient venir et partir en croisière, ensuite. À partir du moment où les croisières sont annulées, les réservations à terre, s'annulent aussi. Nous réadaptons l'activité. Donc on fait des livraisons repas sur les bateaux. On va peut-être faire des tables d'hôte, confie une propriétaire.
 


Le tourisme représente une part relativement modeste, dans l'économie de la Martinique, à peine 4%, selon les chiffres de l'INSEE, publiés en 2015.

Ce secteur est en perte de vitesse, depuis plusieurs années déjà. Le contexte de crise sanitaire, lié à l'épidémie de Covid-19, ne va certainement pas inverser la tendance.

Certains professionnels envisagent déjà de se tourner vers la clientèle locale. D'autres pensent à mettre la clé sous la porte.
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