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MAYOTTE - TRANSPORTS : Nouvelle charte pour les taxis et revalorisation des tarifs à compter du 1 juillet 2014

La Fédération des Artisans Taximen de Mayotte (FATM) met en cause et rejette la nouvelle charte régissant les caractéristiques techniques des équipements spéciaux obligatoires des taxis...La FATM en appelle à l' arbitrage du ministère de l' intérieur.

Baco MADI, Président de la FATM © Emmanuel Tusevo
© Emmanuel Tusevo Baco MADI, Président de la FATM
  • Par Emmanuel Tusevo
  • Publié le , mis à jour le

La Fédération des Artisans Taximen de Mayotte (FATM) créée en 1997 met en cause et rejette la nouvelle charte régissant les caractéristiques techniques des équipements spéciaux obligatoires des taxis du département de Mayotte et la revalorisation des tarifs des taxis à compter du 1er juillet 2014.
La FATM en appelle à l’arbitrage du ministère de l’intérieur.

Cette charte a été approuvée et signée le 25 juin dernier au cours de la réunion de la commission départementale des taxis par ASSANI Hadhuram du groupement des artisans de Petite Terre, DJOUNDIY Omar, président de la chambre des métiers et de l’ artisanat, BALTUS Carla, présidente de la chambre syndicale des taxis et transports de Mayotte, ANDRE Bruno, secrétaire général de la préfecture et MOUHAMADI HALIDI, président du syndicat départemental des transports de Mayotte, a – t – on indiqué à la préfecture de Mayotte.

«  Nous n’avons pas signé cette charte parce que depuis des années, les autorités dont la préfecture n’ont jamais pris en compte nos multiples propositions et revendications pour l’essor d’un véritable service professionnel des taxis à Mayotte. Depuis 2004, notre syndicat, la FNAT, affiliée en 2000 à la Fédération Nationale des Artisans Taxis, FNAT, réclame en vain l’alignement du métier de taxi sur la loi 95 régissant la profession au niveau national en matière des tarifs et des matériels », a déclaré BACO MADI, président de la Fédération des Artisans Taximen de Mayotte (FATM).

Il conteste également la composition de la commission départementale des taxis signataire de cette charte.

«  Quelle commission ? Quel syndicat crédible siège à cette commission des taxis? Comment par exemple BALTUS Carla qui est transporteur et qui n’a rien à voir dans la vie des taxis à Mayotte peut - elle siéger à cette commission ? Comment la préfecture peut - elle approuver certains de ces pseudo syndicats des taxis créés à la hâte par calcul alors que nous, à la FATM, nous nous battons depuis des années pour les intérêts de la profession et de la population », interroge Baco MADI.

La charte définit les caractéristiques du dispositif répétiteur lumineux et de la plaque d’identification du taxi. Ces nouveaux équipements devront être mis en place au plus tard 6 mois après la date de signature, soit le jour de Noël, précise un communiqué de la préfecture.

BACO MADI, le président de la FATM, rappelle que dans le passé la préfecture avait déjà recommandé aux artisans taxis d’anticiper en achetant des plaques scellées, des lumineux câblés.

«  Notre syndicat avait commandé des matériels aux normes à Lyon , pourquoi le flou actuel dans ceux qu’impose la préfecture ? où va- t – elle les commander ?  quelle usine fabrique ces lumineux branchés ?avec quel boîtier ?pourquoi des plaques en tôles fixées avec des vis alors qu’en métropole on utilise la colle », demande encore Baco MADI.

Le président de la FATM,  Baco MADI, juge la charte nulle et sans intérêt pour les artisans taxis dont la profession selon lui, n’est pas reconnue au titre de la loi 95.

Quant à la validation de la revalorisation des tarifs des taxis à compter du 1 juillet 2014, la préfecture indique que " selon l’ arrêté publié au RAA le 26 juin 2014, le tarif jour en zone urbaine passe de 1,20 à 1,40 euros et le tarif nuit passe de 1,65 à 2,10 euros.
En ce qui concerne les enfants les règles restent les mêmes à savoir gratuit pour les enfants de moins de 2 ans et demi-tarif pour les enfants de 2 à 12 ans."


Baco MADI qui revient du congrès de la fédération nationale des artisans taxis (FNAT) organisé en Guyane annonce que son syndicat a entrepris des contacts au ministère de l’intérieur à Paris afin que la situation des artisans de Mayotte soit examinée au plus haut niveau. Une démarche soutenue par des sections de la fédération nationale dans d’autres DOM.

La préfecture de Mayotte souligne que " La charte a été signée par les représentants des usagers, les 3 syndicats représentant les taxis qui sont majoritaires à Mayotte, mais aussi par le conseil général et la chambre des Métiers et de l' Artisanat. Elle est donc le résultat très consensuel d'une concertation menée pendant 12 mois auprès de tous les acteurs par les services de l'Etat. L'ensemble des participants a d'ailleurs souhaité continuer à travailler ensemble au cours des mois à venir."


Emmanuel TUSEVO

 
 
 
 
 
 
 

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