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Bacar ALI BOTO confirme l’existence d’influences «occultes » susceptibles de « prendre en otage » les exécutifs des collectivités de Mayotte.

Même s’il indique ne pas vouloir commenter la crise au Conseil départemental, Bacar ALI BOTO, reconnaît ouvertement l’existence de membres ou de cabinets «occultes» qui prennent en otage les exécutifs des différentes collectivités (mairies, intercommunalités et peut - être département). 

© EMMANUEL TUSEVO DIASAMVU
© EMMANUEL TUSEVO DIASAMVU
  • Par Emmanuel Tusevo
  • Publié le , mis à jour le
Dans une publication effectuée sur sa page Facebook, Bacar Ali Boto, 1 er Adjoint au Maire de Mamoudzou et ancien Vice - président du Conseil général, estime que « des élus puissent être empêchés d'exercer librement les missions pour lesquelles ils ont été élus par des individus autres que leurs propres électeurs. Hélas, c'est bel et bien une triste réalité et c'est même malheureusement le quotidien d'une grande majorité des collectivités de notre île. Ces pratiques, indique-t-il, ne datent pas d'aujourd'hui. Dans le passé un certain nombre d'élus (dont moi-même) ont tenté individuellement de sensibiliser l'opinion publique sans pour autant pouvoir changer le système ».

Bacar Ali Boto fournit, par la suite, des détails très précis sur les modalités de ce qu’il qualifie très clairement de « prises d’otages », dans les termes suivants : « Les auteurs de ces prises d'otages sont de deux ordres :
- les conseillers occultes. Ce sont les nouveaux amis du Président ou du Maire et le comité de sages composé de notables, de Foundis ainsi que de quelques charlatans très influents. En somme, il s'agit de la cour du Roi. Ces individus n'ont aucune légitimité ni fonction institutionnelle. 
- les collaborateurs. Ce sont les membres des Cabinets et des Directions générales.

Ces deux groupes qui évoluent la plupart du temps de façon concurrente ont un objectif commun : isoler l'exécutif de ses collègues pour mieux l'influencer et le maîtriser. Or la gouvernance des collectivités territoriales (régions, départements et communes) repose sur une gestion collégiale des affaires politiques de celles-ci.

Le Roi (Président ou Maire) adhère assez facilement à ce costume taillé à sa mesure par ses conseillers occultes et ses collaborateurs. En effet, il ne peut qu'être avantageux pour lui à court terme. Une fois éloigné de ses colistiers, il devient seul Maître à bord et peut, en toute tranquillité, dépenser le budget de la Collectivité selon son bon vouloir ou plutôt selon le bon vouloir de ses conseillers occultes et de ses collaborateurs. Les autres élus deviennent des mendiants auprès de lui. La récompense est plus ou moins grande en fonction du degré de docilité des uns et des autres. 
Les élus concernés ne réagissent pas généralement car il s'installe au sein de l'équipe un climat de méfiance et de suspicion qui empêche toute initiative individuelle ou collective ».

Bacar Ali Boto vient ainsi confirmer l’existence d’influences occultes susceptibles de « prendre en otage » les exécutifs, allant dans le sens de ce que Armamie Abdoul Wassion qualifie de « cabinet de mercenaires » s’agissant du Conseil départemental.
 


 

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