L'actualité régionale du 18 mars

océan indien
John Magufuli
©franceinfo

L’information est tombée dans la nuit, Le président tanzanien est décédé

John Magufuli est mort à l'âge de 61 ans, hier à 18h, heure locale. L’annonce a été faite par la vice-présidente Samia Suluhu Hassan, à la télévision nationale. Selon la vice présidente, John Magufuli était hospitalisé dans un hôpital de Dar es Salem depuis le 6 mars dernier. Elle a annoncé que le président tanzanien a succombé à une fibrillation au coeur. Il souffrait de problèmes cardiaques depuis dix ans selon Samia Suluhu Hassan. John Magufuli, président covido-sceptique, n'avait pas été vu en public depuis le 28 février dernier. Le président tanzanien venait de débuter son deuxième mandat, après avoir été réelu le 28 octobre dernier avec 84% des voix. Quatorze jours de deuil national ont été décrétés dans le pays.

On rappelle que plusieurs rumeurs l’annonçait atteint du covid et évacué sanitairement vers le Kenya ou l’Inde. La vieille de l’annonce de son décès, la police tanzanienne avait arrêté quatre citoyens pour avoir diffusé des rumeurs sur la santé du président. Au sein du pouvoir, seule la vice-présidente, Samia Suluhu Hassan, avait  laissé entendre, lundi, que le président, surnommé "Le Bulldozer", était malade. « Il est assez normal pour quelqu’un d’avoir la grippe, de la fièvre ou une autre maladie », avait-elle déclaré, avant d’ajouter aussitôt : « S’il y a un moment où nous devons rester unis, c’est maintenant ».C’est, elle, Samia Suluhu Hassan, qui devrait prendre le relais à la présidence du pays comme le stipule la constitution.

Aux Comores, les premières doses de vaccin sont arrivées

Le pays a réceptionné un don de 100 000 doses fourni par la Chine. La campagne vaccinale devrait débuter début avril. « L’histoire retiendra que la Chine est le premier pays à nous avoir fourni l’arme ultime contre le Covid-19 » a annoncé Mohamed Mbechezi, communicant de la présidence comorienne. D'ailleurs l'ensemble du gouvernement était à l’aéroport pour l’occasion.

Le président Azali, dans son discours, a notamment vanté la solidité des relations entre la Chine et les Comores. La ministre de la santé a annoncé, de son côté, souhaiter vacciner 60% de la population et tenter de nouer d’autres relations pour recevoir de nouvelles doses.

Sur place, une grande partie de la population semble ne pas souhaiter se faire vacciner. En Grande Comore et à Anjouan, on se rappelle des scène de paniques dans des écoles. Des parents affolés étaient venus récupérer leurs enfants, persuadés « qu’ils allaient se faire vacciner ».

Le pays a connu une deuxième vague virulent avec plus de 140 morts en moins de 3 mois entre fin décembre et début mars. Aujourd’hui, 48 cas actifs ont été recensé par le dernier communiqué du ministère de la santé.


Reour sur le dossier des trafiquants d’or à Madagascar

Le 31 décembre dernier, trois trafiquants d’or sont interpellés à Johannesburg, en Afrique du Sud. Les douaniers sud-africains découvrent 73,55 kilos d’or dans leurs bagages. La marchandises est estimé à plus de 3,5 millions d’euros. Ils étaient arrivés à bord d’un avion privé en provenance de Tuléar, un aéroport situé le long de la côte Sud-Ouest qui est censé être fermé aux liaisons internationales.

Surtout qu’à cette date, aucun avion ne pouvait quitter le pays vers l’étranger, depuis cette ville. Immédiatement, le plan de vol et les autorisations de transporter les dizaines de kilos d'or deviennent suspects. Les trois hommes sont interpellés, placés en garde à vue et leur chargement est saisi. Le 5 février, les choses évoluent. L’entreprise des trois hommes, basée à Dubai, demande leur libération et la restitution de l’or. Fin février, ils sont libérés sous caution et assignés à résidence. C’est leur employeur qui a payé la caution.

Mais, l'état malgache demande, également, la restitution de l’or. Il a fait appel à un avocat sud africain pour faire valoir ses droits et défendre ses interêts sur place. Le bras de fer judiciaire entre Madagascar et l'employeur des trois hommes sera tranché par la justice sud-africaine. Un document permettrait d'établir que 3 kilos des 73,5 kilos d'or auraient été achetés au Mali. Une dizaine de complice aurait également été interpellée dans la grande ile. Ils seraient impliqués dans l'évasion des lingots.