L'actualité régionale du 18 novembre

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©Préfecture de La Réunion
L’épidémie de Covid à la Réunion, les craintes des habitants d’Agaléga face au virus, la collecte des armes à Madagascar et une nouvelle constitution pour les Maldives sont au sommaire de l’actualité régionale

 LA REUNION

Les Réunionnais sont incités à ne pas voyager pour les vacances de fin d’année, ni vers la métropole ni vers les autres pays de la région

Ce n’est pas une interdiction formelle de bouger, mais la préfecture de la Réunion dit qu’elle préfèrerait que les Réunionnais restent plutôt chez eux lors des fêtes de fin d’année. Les chiffres du Covid flirtent déjà avec presque 200 cas pour 100 000 habitants ; c’est l’incidence à partir de laquelle un nouveau confinement pourrait être appliqué. Ce n’est pas le cas parce que la vaccination joue son rôle, donc les hôpitaux ne sont pas saturés. Les voyages vers la métropole sont déconseillés et surtout ceux vers les îles de l’Océan Indien. Maurice, qui est la destination favorite des Réunionnais, est classée orange mais pourrait devenir rouge parce que la situation se dégrade rapidement. Les passagers en provenance des pays de la zone sont, eux,  systématiquement contrôlés à leur arrivée à la Réunion.  

MAURICE

Les habitants d’Agaléga se mobilisent contre le virus, ils refusent toute entrée sur leur territoire  

Agalega, territoire mauricien éloigné, à plus de 1000 kilomètres au nord de Maurice, ne compte qu’un peu plus de 300 habitants. Quelques-uns sont venus poser pour la photo sur le quai de débarquement avec des pancartes  pour refuser l’accès aux visiteurs ou sinon exiger une quarantaine stricte de 14 jours minimum. L’épidémie galopante à Maurice leur fait peur,  à juste raison d’ailleurs puisqu’il n’y a pas d’hôpital à Agalega. Sur l’île, il n’y a qu’une installation d’isolement en cas de covid : un container dans lequel on a aménagé deux chambres, pas plus. La mobilisation a été entendue puisque le garde-côte « Barracuda » de la marine mauricienne a renoncé à venir acheminer une relève de policiers. Il y a cependant le risque de voir arriver dans une semaine le « Mauritius Trochetia » qui doit débarquer des travailleurs indiens.    

MADAGASCAR

Rendez vos armes et il ne se passera rien. Madagascar lance le mois de l’amnistie pour les détenteurs d’armes illégales

Cette opération a lieu pour la troisième année consécutive. Jusqu’au 15 décembre toute personne sans permis détenant une arme à feu pourra la rendre sans risquer aucune poursuite judiciaire. C’est une opération à la demande de l’Union Africaine. La première année, en 2019, avait permis de récolter 800 armes, le double l’année suivante. On en attend plus cette année. La détention d’armes à feu est un problème qui inquiète les autorités car il y en a de plus en plus. Du côté des armes légalement enregistrées, on en compte plus de 94 000, 20 000 de plus qu’il y a trois ans. Ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Les armes illégales, notamment des fusils de guerre, circulent abondamment souvent vendues par des policiers ou des militaires sans scrupule. Selon le ministre de La Défense il y aurait même plus d’armes dans le pays  en possession des civils que des militaires.    

MALDIVES

Les Maldives se préparent à un grand bouleversement politique : on passerait d’un régime présidentiel à un régime parlementaire

Une nouvelle constitution est en préparation. Avec le nouveau système il n’y aurait plus de président de la République élu au suffrage universel, mais un premier ministre choisi par les députés ; comme en Angleterre ou à Maurice. Le président de l’Assemblée Nationale des Maldives milite pour cette réforme ; il ne cache pas son ambition de devenir le 1er ministre du futur nouveau régime. Une pétition en faveur de cette réforme a rassemblé les signatures de plus de 100 000 maldiviens. Un référendum pourrait avoir lieu en novembre 2022 pour adopter cette nouvelle constitution et élire un nouveau parlement. Le président actuel Ibrahim Mohamed Solih semble moins enthousiaste que les parlementaires de son parti, mais il ne lui reste qu’une année de mandat.