L'actualité régionale du 19 mars

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On débute par La Réunion où le couvre-feu est prolongé jusqu’au 5 avril

Quinze jours supplémentaires pour les Réunionnais, sous couvre-feu donc de 18h à 5h. Il avait été instauré le 24 février dernier. La situation sanitaire, sur place, se stabilise à La Réunion, mais ne s’améliore pas, confirme Martine Ladoucette, directrice de l'Agence Régionale de Santé. Les autorités ont annoncé le décès de 16 patients Covid, dont 5 issus d’évacuations sanitaires, sur les sept derniers jours. C’est le plus grand nombre de décès enregistrés sur une semaine jusque-là. Le taux d’incidence général, lui, est en baisse à La Réunion. De 114,2 cas pour 100 000 habitants la semaine dernière, il est désormais de 106 pour 100 000 habitants. Même si dans certaines communes, il reste important, comme au Port où il est de 226 pour 100 000 habitants. Au 16 mars, 57 lits de réanimation étaient occupés par des patients Covid. C’est un lit de moins que la semaine précédente. Au total, 122 lits de réanimation sont ouverts.

Suite au décès de John Magufuli, les portraits se succèdent dans la presse pour découvrir la nouvelle présidente de la Tanzanie.

Samia Suluhu Hassan va diriger le pays jusqu’à la fin du mandat actuel, soit en 2025. Elle devient la première femme présidente de la Tanzanie. Agée de 61 ans et de confession musulmane, elle est originaire de l’archipel semi-autonome de Zanzibar. Le journal "Le Monde" dresse son portrait, rappelant qu'on a découvert son visage voilé de noir annonçant d’une voix lente et mesurée, mercredi, le décès du président Magufuli. Connue pour encourager les femmes à poursuivre leurs rêves, cette mère de quatre enfants était déjà la première vice-présidente de l’histoire de son pays depuis l’arrivée au pouvoir en 2015 de John Magufuli, dont elle était la colistière. Elle avait notamment déclaré en 2020 « J’ai peut-être l’air polie et je ne crie pas quand je parle, mais la chose la plus importante, c’est que tout le monde comprenne ce que je dis et que les choses soient faites comme je le dis. » Elle hérite d’un pays marqué par un virage autoritaire depuis l’arrivée au pouvoir de John Magufuli qui n’a pas hésité à museler l’opposition et mener une répression contre les défenseurs des droits et les médias. Dans un entretien à RFI, Thierry Vircoulon, coordinateur Afrique centrale et australe à l'Institut français des relations  internationales pense que celui qu’on surnommait le bulldozer va laisser un mauvais souvenir dans le pays.


Mozambique, l’horreur est à son paroxysme dans la région de Cabo Delgado, au Nord-Est du pays

En début de semaine, selon l’ONG britannique Save the Children, des enfants, d’à peine onze ans, ont été décapités par des djihadistes. L’association donne, notamment, la parole à une mère de famille. "Cette nuit-là, notre village a été attaqué et nos maisons ont été brûlées", détaille-t-elle. "Nous avons essayé de fuir dans les bois, mais ils ont pris mon fils aîné et l'ont décapité. Nous ne pouvions rien faire parce que nous aurions été tués aussi." "Toutes les parties à ce conflit doivent assurer que les enfants ne sont jamais pris pour cibles", a déclaré l'ONG britannique "Les violences doivent cesser, et les familles déplacées doivent être soutenues", a-t-elle insisté, soulignant que près d’un million de personnes étaient menacées de famine. Depuis 2017, les djihadistes sèment la terreur dans la région provoquant la fuite de près de 670 000 personnes.La situation inquiète également la société française Total qui a investi 13 milliards dans la région pour un projet gazier et dont Mayotte souhaite faire partie intégrante en tant que basse arrière.


En football, avec quelle équipe les Comores vont-ils jouer leurs matchs décisifs pour la qualification à la CAN 2022 ?

C’est la question que tout le monde se pose dans le pays, à commencer par le sélectionneur national. Depuis le 5 février, une circulaire de la FIFA donne la possibilité aux clubs de ne pas libérer leurs joueurs internationaux dans les cas où les autorités gouvernementales de leurs pays imposent un confinement égal ou supérieur à cinq jours. C’est le cas par exemple pour la France où des internationaux comoriens évoluent. Les Cœlacanthes seront privés de cinq joueurs évoluant en Ligue 2  à l’image du guingampais Youssouf Mchangama. Le sélectionneur national, Amir Abdou, se dit choqué et très déçu de la tournure des événements. Pour lui, "la FIFA a ouvert une fenêtre en modifiant sa circulaire et les clubs se sont engouffrés dedans. C’est gravissime et c'est un manque de respect au niveau du football africain" annonce le sélectionneur comorien. On rappelle que les Comores affronteront le Togo puis l’Egypte les 25 et 28 mars prochain. Les Cœlacanthes n’ont besoin que d’un seul point sur les deux matchs pour valider leur qualification historique pour la Coupe d’Afrique des nations 2022.