L'actualité régionale du 7 octobre

océan indien
Facebook / réseaux sociaux
©OLIVIER DOULIERY / AFP / FRANCEINFO
Au menu de l’actualité régionale : la manipulation de l’opinion via les réseaux sociaux à Madagascar, la réaction aux Comores après la mise en cause du fils du président, les graves difficultés d’Air Seychelles, et les formulaires sanitaires pour entrer à Maurice

MADAGASCAR

Un reportage de la chaine France 24 révèle des manipulations de l’opinion via des réseaux sociaux Facebook et Instagram  par le gouvernement. La ministre de la communication dément et réagit vivement

Dans la grande-ile comme pratiquement partout ailleurs dans le monde, Facebook est devenu le lieu où l’on exprime ses sentiments, ses colères, ses critiques et ses attentes. Dans leur reportage, nos confrères de France 24 ont déniché de faux profils Facebook destinés à lancer des polémiques et des débats pour tester l’opinion et influencer en faveur du président Andry Rajoelina. Surtout, la chaine a recueilli les témoignages de ces animateurs de faux profils. Ils témoignent de leur activité et  affirment être pilotés et payés par des personnes au service de la ministre de la communication, Lalatiana Rakotondrazafy,  qui serait à la tête de tout ce système de manipulation. Ce ne sont pas des sommes mirobolantes qui sont investies dans les faux profils, leurs animateurs disent être payés 130 euros par mois, mais à Madagascar c’est déjà un salaire. La ministre de la communication dément formellement. Elle dit qu’elle n’a pas besoin de créer de faux profils « nos partisans s’expriment comme ils veulent et le font gratuitement », elle dénonce une « manipulation orchestrée par l’opposition ».

COMORES

«  Il n’y a pas matière à scandale, rien de suspect, rien d’illégal » ainsi réagit le camp présidentiel aux Comores après les révélations sur les activités financières du fils du président Azali

Les Comores et le Kenya sont les deux pays de la région où le pouvoir politique est mis en cause dans l’enquête appelée « Pandora Papers » menée par un consortium international de journalistes. Au Kenya, le président et sa famille sont accusés de placer des fortunes dans des paradis fiscaux. Aux Comores, c’est le fils du président Azali, Nour Azali, conseiller de son père, qui est épinglé pour l’ouverture éphémère d’un bureau d’études et de consulting  à Dubaï. « L’enquête ne révèle pas grand-chose » titrait hier le journal national « Al Watwan », qui souligne que rien ne prouve qu’il y ait eu des malversations financières, des opérations occultes… Bref, pas de quoi en faire un fromage.

SEYCHELLES

La compagnie Air Seychelles est en grand danger : soit elle doit se restructurer, soit elle doit disparaître affirment deux administrateurs qui ont épluché les comptes

Air Seychelles doit 72 millions de dollars à ses créanciers. La période où Air Seychelles a été sous la coupe de la compagnie Etihad d’Abu Dhabi ne lui a pas fait du bien, elle est ressortie de ce partenariat criblée de dettes. Elle a aussi été clouée au sol pendant des mois à cause du Covid. Déjà il y avait eu quelques alertes au début de cette année ; il était question de se concentrer uniquement sur les liaisons intérieures entre les îles, autrement dit se débarrasser de ses deux airbus A320 et d’une bonne partie du personnel. Un plan de départ à la retraite anticipé a déjà été lancé. Maintenant c’est tout le personnel qui est menacé de licenciements et, sauf miracle, les Seychelles pourraient perdre leur seule compagnie aérienne lancée depuis 1978.

MAURICE

Pour ceux qui voyagent vers l’île Maurice, les formulaires sanitaires se remplissent désormais sur internet, ils sont notamment disponible sur le site d’Air Mauritius

Jusqu’à maintenant il fallait trouver dans l’aéroport un coin de comptoir pour remplir au stylo des dizaines et des dizaines de cases à n’en plus finir avant d’embarquer vers Maurice. Les formulaires sont désormais en ligne, c’est plus pratique mais cela demande pas mal de temps : outre prouver les vaccins et les tests, on vous demande si vous avez de la fièvre, si vous toussez, si vous avez mal aux articulations, à la gorge, si vous respirez bien et si vous sentez l’odeur et le goût de la nourriture. Une fois que l’on a répondu à toutes ces questions, il faut s’assurer que l’on a une assurance de prise en charge Covid qui coûte entre 50 et 100 euros selon l’âge du voyageur.