La mobilisation en soutien aux soignants devient générale et contre la violence à Mayotte

société
Rahachiri
Ils étaient plus de 500 personnes à manifester dimanche dernier entre Chiconi, Place Sicotram et la Caserne des pompiers, à Kahani. Une manifestation au départ en soutien aux soignants du dispensaire intercommunal du centre.
Tous les Collectifs des citoyens, des syndicats et des associations ont répondu l’appel des soignants du dispensaire de Kahani. Et la marche en soutien aux soignants est devenue la marche contre les violences à Mayotte, une réplique de celle organisée en Petite-Terre, une semaine plus tôt.
Une délégation des habitants de Dzaoudzi-Labattoir et Pamandzi avait fait le déplacement. Le discours est donc devenu beaucoup plus général.  Ce sont les violences à l’échelle de tout le département qui ont été dénoncées.
Encore une fois, les autorités ont été pointées du doigt par leur laxisme supposé face à la délinquance. C’est ainsi que les orateurs se sont directement adressés aux parents des jeunes identifiés comme étant les fauteurs de troubles. « Retenez, éduquez vos enfants, sinon nous allons nous en occuper ! »
Et pour maintenir la pression, pour que « la peur change de camp » comme ils l’avaient écrit lors de la mobilisation en Petite-Terre, une grande mobilisation est prévue pour les  prochains jours à Mamoudzou.
Les rendez-vous vont se multiplier dans les jours à venir. Cette convergence des forces longtemps espérée par les Collectifs des citoyens peut déboucher sur de grandes mobilisations à l'intar de la grève générale de 2018.
La lutte contre la violence est bien évidement le facteur à toutes ces organisations, mais d'autres revendications ont été citées, comme le soutien aux membres du Collectif de Dzaoudzi-Labattoir poursuivis par la justice pour des faits d'enlèvement et séquestration sur un présumé délinquant.
 
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