La mortalité routière s'est stabilisée en 2019 en France Hexagonale, mais a augmenté en Outre-mer

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Accident bas des rampes de Plateau-Caillou, ville de Saint-Paul, novembre 2019
©Fabrice Floch
La mortalité routière a très légèrement augmenté en France en 2019 avec 3.498 personnes tuées, soit dix de plus qu'en 2018, année la moins meurtrière jamais enregistrée, selon un bilan définitif. En Outre-mer, elle a augmenté de 5,8%.
Selon le bilan définitif publié le 2 juin 2020 par la Sécurité routière, la très légère baisse de la mortalité sur les routes de France métropolitaine (3.244 morts, -0,1%) est compensée par la hausse des décès en Outre-mer (254 morts, +5,8%). 
 

Bilan Outre-mer

La Sécurité routière indique que "La mortalité routière en 2019 s'est élevée à 254 tués (+5,8%) dont 162 morts dans les départements d'outre-mer et 92 tués dans les collectivités d'outre-mer et en Nouvelle Calédonie. Le nombre d'accidents et de blessés est en hausse plus forte avec chacun environ +9,2%."
Evolution de la mortalité routière annuelle Outre-mer
©Sécurité routière

Pour les seuls départements d'Outre-mer, on constate une augmentation de 18 morts en 2019, par rapport à 2018 :


Blessés et accidents corporels

Les autres indicateurs comme le nombre de personnes blessées et le nombre d'accidents corporels sont en légère hausse en France métropolitaine. "L'analyse des facteurs d'accidents confirme le rôle de la vitesse excessive ou inadaptée comme première cause des accidents mortels", souligne la Sécurité routière. L'année 2019 a notamment été marquée par une baisse de la mortalité hors agglomération et hors autoroutes avec 72 vies épargnées (-4%), notamment chez les automobilistes (-24 tués), les motards (-20 tués) et les piétons (-19 tués). "Ce réseau est constitué à 90% par les routes sur lesquelles la vitesse maximale autorisée a été abaissée à 80 km/h au 1er juillet 2018", relève la Sécurité routière. Cette mesure, impopulaire auprès des élus de certaines communes et conspuée par les "gilets jaunes", peut faire l'objet de dérogations depuis fin décembre et la promulgation de la loi mobilités. Depuis le début de l'année, plusieurs départements comme la Creuse, le Cantal et ce mardi le Loir-et-Cher, ont commencé à revenir aux 90km/h.

Selon les régions, les réalités sont très contrastées avec une forte hausse de la mortalité routière en Auvergne-Rhône-Alpes (+16,8%) et une baisse importante en Île-de-France (-13,3%).
 
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