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Nouvelle-Calédonie : Glencore accorde un délai supplémentaire à l’usine de Nickel du Koniambo

Kenny Ives se veut rassurant. Oubliés les propos tenus en mars dernier par Yvan Glasenberg, le PDG de la multinationale qui envisageait de quitter la Nouvelle-Calédonie. Le patron de la branche nickel de Glencore était reçu mardi matin par George Pau Langevin, la ministre des Outre-mer. 

Vue de l'usine du Nord (Koniambo Nickel), en Nouvelle-Calédonie. © ALAIN JEANNIN
© ALAIN JEANNIN Vue de l'usine du Nord (Koniambo Nickel), en Nouvelle-Calédonie.
  • Par Alain Jeannin
  • Publié le , mis à jour le
Glencore maintient donc son engagement dans Koniambo Nickel jusqu’en décembre prochain. C’est ce qui ressort de l’entretien qui s’est déroulé au ministère des Outre-Mer. En contrepartie, la multinationale anglo-suisse attend le remboursement des sommes liées à la défiscalisation de la seconde tranche de la centrale électrique de l’usine du Nord.
 
L’optimisme dont fait preuve Kenny Ives quand il confirme « la montée en puissance du four numéro 1 », est aussi l’occasion pour Glencore de montrer sa volonté d’aller de l’avant. Le respect des engagements de production par KNS conditionne le remboursement de la défiscalisation de la centrale thermique de l’usine du Nord. « Pour Glencore, c’est une question à trente millions d’euros », indique un spécialiste du dossier.
 

Glencore souffle le chaud

Reçu au ministère des Outre-mer, le patron de la branche nickel a indiqué à la ministre qu’aucune décision ne serait prise avant la fin de l’année concernant la Nouvelle-Calédonie. Il n’est donc plus question de « prendre des décisions graves d’ici le mois de juin » comme le déclarait Le PDG de Glencore, Yvan Glasenberg, le 2 mars dernier. Désormais, Glencore accorde un délai de 6 mois supplémentaires aux métallurgistes et aux mineurs de nickel du Koniambo. George Pau Langevin qui a fait part au cours de l’entretien « de ses inquiétudes concernant les articles de presse » qui évoquaient un possible départ de la multinationale de Nouvelle-Calédonie, peut donc être rassurée.
 

Le printemps du nickel

Toujours de sources proches de la ministre des Outre-mer, on précise que l’entretien s’est déroulé dans une ambiance détendue et positive. Kenny Yves s’est montré confiant dans un « printemps parisien du nickel après le long hiver » traversé par les cours mondiaux du métal. « Nous avons atteint le point bas, nous espérons une reprise très forte dans les prochains mois ». Et le dirigeant de Glencore, si ce scénario se confirme, de faire preuve d’optimisme pour la production de l’usine du Nord qui serait de 1500 tonnes de nickel pour le four numéro 1 au mois d’avril « avant de progresser puis de se stabiliser conformément aux souhaits de Glencore ».
 
« L’État est à vos côtés ». Au cours de l’entretien, George Pau Langevin a rappelé à Keny Ives « l’attachement indéfectible du gouvernement français au processus de rééquilibrage politique et économique en Nouvelle-Calédonie ». En réponse, le patron du nickel de Glencore a indiqué qu’il attend « la défiscalisation de la seconde tranche de la centrale électrique de l’Usine du Nord ». Pour l'obtenir, Kenny Ives a demandé d'étendre le calendrier de montée en production, afin de permettre à Glencore d'atteindre ses objectifs et de respecter ses engagements. En réponse, indique notre source, la ministre des Outre-mer s’est déclarée « confiante dans l’approche bienveillante qui sera celle du ministère de l’Économie ». Une approche bienveillante qui pourrait faire écho à la décision de Glencore de prendre son temps et d’envisager l’avenir de KNS de façon positive. En attendant, les milliers d’emplois de l'usine du Nord sont préservés jusqu’à fin 2016. Et pour le gouvernement c’est sans doute l’essentiel.
 

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