Visite du premier ministre fidjien, Franck Bainimarama: l'opposition de Calédonie Ensemble

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Gérard Poadja ( Calédonie Ensemble) , président du congrès de Nouvelle-Calédonie ©NC 1ère
Le président du congrès de Nouvelle-Calédonie ne participera pas à toutes les rencontres protocolaires prévues lors de la visite du premier ministre fidjien Franck Bainimarama. Gérard Poadja et son parti Calédonie Ensemble refusent de mélanger sommet du Fer de Lance et dictature !
Dans un communiqué rendu public ce lundi, le président du congrès de la Nouvelle-Calédonie explique qu'il soutient la réunion du sommet du Fer de Lance dont il comprend les enjeux, mais toujours selon Gérard Poadja il ne faut pas mélanger Fer de Lance et dictature !

Gérard Poadja rappelle en effet  que les travaux de ce 19ème sommet seront marqués par la présence en Nouvelle-Calédonie, du premier ministre fidjien, Franck Bainimarama, instigateur d’un coup d’État militaire.



Franck Bainimarama premier ministre fidjien
L'amiral Franck Bainimarama, premier ministre fidjien
Avec cette prise de position, Gérard Poadja reste donc fidèle à la ligne politique de son parti, le députe Philipe Gomes (Calédonie Ensemble) avait demandé à Laurent Fabius, le ministre des affaires étrangères, de s’opposer à  la visite Franck Bainimarama en Nouvelle-Calédonie et de ne pas lui délivrer de visa lui permettant de séjourner sur une terre française. Une requête qui n' a donc pas abouti ...
 
Le Président du congrès rappelle que l'amiral fidjien mène dans son pays une politique qui porte atteinte aux libertés fondamentales du peuple. Gérard Poadja ajoute que la Nouvelle-Calédonie, en construction de son destin commun, n’a nul besoin de ce modèle.
 
En conclusion,  Gérard Poadja affirme  qu’Il ne peut y avoir de "démocratie à l’océanienne ", mais seulement  des valeurs universelles sur lesquelles on ne doit pas transiger.  Au nom de ces principes, Gérard Poajda a demandé a Roch Wamytan (FLNKS), le premier vice-président du congres d’assurer toutes les rencontres et signatures officielles et de le remplacer au dîner protocolaire, organisé par le  gouvernement calédonien mardi soir en présence du haut-commissaire de la République... 


Tentative de manipulation, erreur de frappe ou provocation électoraliste, ce communiqué de Gérard Poadja avait comme entête "communiqué du président du gouvernement".
Cette "erreur " a provoqué une vive réaction d'Harold Martin, le "vrai " président du gouvernement de Nouvelle-Calédonie:


"le président Harold MARTIN dénonce avec la plus grande vigueur et la plus sévère fermeté le procédé scandaleusement outrageant du président du congrès de la Nouvelle-Calédonie, procédé consistant à diffuser à la presse un communiqué censé émaner de la présidence du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie .Ce faux « communiqué du président du gouvernement » a été diffusé ce lundi 17 juin 2013. Il est signé de Gérard POADJA, au dessus de la devise de la Nouvelle-Calédonie : « Terre de parole, terre de partage ». Un comble. Cette méthode constitue une triste première dans l’histoire de nos institutions. Plus proche de la tentative de manipulation de l’opinion, elle vise à semer le trouble et la confusion auprès des Calédoniens que d’aucun espéraient abuser de la sorte. Quelle hargne faut-il au président du congrès pour se laisser aller à de telles extrémités". Alors que dans son communiqué le président POADJA cherche à passer pour le chantre de la démocratie, il en bafoue les principes les plus élémentaires en agissant ainsi. Comment en effet parler de « démocratie », de « démocratie à l’océanienne » et de « valeurs universelles sur lesquelles on ne transige pas » quand on use de stratagèmes aussi douteux? "