Quand les éleveurs ne vivent plus de l'élevage

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Agriculture en Nouvelle-Calédonie
©NC1ère
L'interpellation à Boulouparis de neuf braconniers la semaine dernière a été accueillie avec soulagement par les éleveurs de la région. Importants coûts d'exploitation, braconnage, etc. : le métier d'éleveur est devenu de plus en plus difficile ces dernières années. 
Chez les Verges, une famille qui habite dans les hauts de Boulouparis depuis cinq générations, on est éleveur de père en fils. Sur les 400 hectares de terrain qui appartiennent à la famille paissent 160 têtes de bétail. 
 
L’élevage est une passion familiale qui s’est transmise au fil des années, voir même des siècles. Mais aujourd’hui, les Verges avouent ne plus pouvoir vivre de cette passion. « On est obligé d’aller travailler à l’extérieur pour avoir un revenu », explique Claude, le fils de la famille. 
 
La raison ? D’abord, des coûts d’exploitation très élevés. Mener un veau à l’abattage nécessite un minimum de 8 mois, et il faut 18 mois pour un jeune bovin. Le peu que l’exploitation rapporte à la famille sert d’abord à entretenir la propriété.

Et à cela s’ajoutent les pertes causées par le braconnage. Ces dernières années, les braconneurs sont en effet devenus la bête noire des éleveurs calédoniens.
 
Ibrahim Ahmed Hazi est allé à la rencontre des familles Verges et Blanc, à Boulouparis et La Foa.

Dossier braconnage en Nouvelle-Calédonie