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Que retenir des élections municipales en Nouvelle-Calédonie ?

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Elections en Nouvelle-Calédonie
©NC1ère
A partir de ce vendredi, et jusqu'à dimanche prochain, les 22 communes de Nouvelle-Calédonie ayant voté au second tour des élections municipales doivent installer leurs conseils municipaux. L'occasion de revenir sur les conclusions de ces élections. 
C’est l’épilogue des élections municipales. Les 22 communes qui ont voté dimanche dernier pour le second tour s’apprêtent à élire leurs maires et à installer leurs conseils municipaux. Une procédure qui selon le calendrier légal doit se faire entre ce vendredi et dimanche prochain. L’occasion de revenir sur la nouvelle carte politique des municipalités.
 
Si les deux blocs du Caillou restent clairement dessinés à l’échelle municipale, ces élections municipales de 2014 ont quelque peu modifié les équilibres. 
 
On notera par exemple que Poya a changé de camp, passant sous la bannière non-indépendantiste, alors qu’à l’inverse l’Île des Pins, est entrée dans le giron du FLNKS. 
 
Au jeu du décompte global, le camp indépendantiste perd une commune par rapport à 2008, avec 19 municipalités dans son escarcelle. Le camp « loyaliste » lui en perd deux, passant de 13 à 11.
 
A qui profite ces communes qui se démarquent des tendances classiques ?Bourail tout d’abord, où Brigitte El Arbi, élue sans étiquette, revendique son encrage dans la société civile, loin des influences des partis, bien qu’on lui prête une sensibilité loyaliste. 
 
Autre cas particulier : Kouaoua, où Alcide Ponga, élu du Rassemblement, a porté une liste d’ouverture, où se côtoient militants de tous bords, et qui peut à ce titre difficilement être classée dans l’un des deux camps. 
 
Même conclusion pour Sarraméa, où une liste indépendantiste a obtenu la majorité des suffrages le 23 mars, mais où le jeu des négociations a abouti – non sans polémique – à l’élection d’un maire de Calédonie Ensemble.
 
On observe plus globalement que sept listes d’entente ont été plébiscitées par les électeurs, une démarche valable des deux côtés. Koumac étant l’exemple le plus extrême, puisque le maire sortant Wilfried Weiss est passé au second tour, à la faveur d’une fusion avec le FLNKS. 
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