Le "Permis pour l'Emploi" bloqué depuis deux ans

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Depuis maintenant deux ans, le dispositif du "Permis pour l'emploi" est au point mort en Nouvelle-Calédonie. Dix-sept auto-écoles concernées doivent être remboursées par le trésorier payeur. 
C’en était trop pour les auto-écoles du Caillou. A bout, celles-ci ont dénoncé les lenteurs administratives dans la régularisation du financement du « Permis Pour l'Emploi » (PPE). 
 
Le dispositif du PPE, mis en place en 2006-2007, représente une aide aux jeunes demandeurs d'emplois en formation professionnelle. Chaque bénéficiaire doit payer une somme de 15.000 francs CFP afin de pouvoir suivre les cours théoriques et pratiques, jusqu'aux examens. Le reste de l’enveloppe, soit 78.000 francs par personne, est réglée auprès des auto-écoles choisies par la Nouvelle-Calédonie. 
 
Un dispositif très utile pour ces jeunes, mais qui est au point mort depuis maintenant près de deux ans. 
 
Les acteurs impliqués dans la validation de cette aide sont nombreux, et leur nombre génère des lenteurs administratives préjudiciables dans le traitement des dossiers et conduisant à un véritable casse-tête administratif. 
 
Pour Tanguy Barsacq, gérant d'une auto-école à la Vallée des Colons, à Nouméa, les versements que la Nouvelle-Calédonie paie à son auto-école ont cessé en juillet 2012. Dans l’attente de ces dernières, il a du refuser toutes les demandes de permis pour l'emploi. "Les conséquences pour les petites structures, notamment, sont que si on n'est pas payé, on ne peut pas continuer à effectuer le travail, ça n'est pas envisageable. Surtout qu'il y a des arriérés qui remontent à plus de deux ans", explique-t-il.

D'autres professionnels ont fait de même. Les jeunes intéressés se sont, quant à eux, retrouvés le bec dans l'eau. 

Au micro de NC1ère, Tanguy Barsacq répond aux questions de Martin Charmasson : 

Interview de Tanguy Barsacq

 

Face à cette situation, le gouvernement a confié la gestion du PPE et les fonds correspondants à la DITTT (Direction des infrastructures, de la topographie et des transports terrestres). Mais celle-ci n’est pas autorisée à intervenir financièrement, l'Institut pour le Développement des Compétences en Nouvelle-Calédonie (IDC-NC) ayant conservé cette compétence. D’où une persistance du blocage administratif. 
 
Les choses sont désormais résolues. Après avoir demandé le reconstitution des dossiers, le trésorier payeur de Nouvelle-Calédonie a décidé de rembourser 17 des 20 auto-écoles concernées. Les trois autres sociétés privées de financements n'auraient pas apporté toutes les factures nécessaires au traitement de leur dossier.