Vers une fusion des associations des maires de Nouvelle-Calédonie?

politique
fusion ou non associations des maires
La maire de la commune de Farino en Nouvelle-Calédonie ©NC 1ère
L'Association Française des Maires de Nouvelle-Calédonie a accueilli deux nouveaux membres, Kouaoua et Poya qui étaient jusqu'à présent affiliés à l’autre association de maires du territoire, l’AMNC. Le débat sur la réunification des deux organisations est de nouveau relancé.
C’est en 1984 que l’association des maires de Nouvelle-Calédonie qui regroupait alors les 33 communes du Caillou se scinde en deux organisations. Les divergences politiques au sein de l’AMNC (Association des maires de Nouvelle-Calédonie) poussent les  maires non indépendantistes à créer une autre organisation:l’AFM, l’association Française des maires de Nouvelle-Calédonie.
  
Depuis les deux associations sont fréquemment en contact puisque présentes toutes les deux dans de nombreuses instances publiques. Et l’idée d’une réunification refait régulièrement surface, portée par quelques maires parmi lesquels Corine Voisin, l’édile de La Foa. 
Pour celle qui depuis 2008 refuse d’adhérer à l’une ou l’autre des associations, la réunification va dans le sens de l’Accord de Nouméa. "Si les 33 maires ne sont pas capables de s’accorder pour certains textes, comment voulez-vous qu’on soit crédible ensuite vis-à-vis du gouvernement ou des provinces ? Il faut qu’on puisse discuter tous ensemble des problèmes des communes, qui sont les mêmes" a précisé Corinne Voisin.
 
Un point de vue admis par les deux associations qui pour autant n’ont jamais vraiment entamé de démarches dans ce sens. Plus par conservation des vieilles habitudes qu’à cause de réels antagonismes, selon Eric Gay, le président de l’AFM. Mais pour lui, si réunification il y a, elle prendra du temps et demandera sûrement de procéder par étape.  "On peut cheminer sur un point commun pendant un certain temps avant d’envisager une réunification totale. Peut-être de créer une fédération des associations des maires avec un fonctionnement de co-présidence et puis, avec l’habitude de travailler en commun, on verra comment on évolue pour réunir les deux associations. Mais je suis pas défavorable, avec le temps à la mise en place de la réflexion nécessaire pour y arriver" a précisé Eric Gay.  
 
Malgré les  rencontres qui ont eu lieu ces dernières semaines, l’idée doit encore faire son chemin. L’AMNC par exemple se refuse à une position officielle avant son assemblée générale extraordinaire prévue fin octobre où le sujet sera abordé. Au-delà des orientations politiques, l’une des principales préoccupations reste le respect des spécificités entre communes de Brousse et le Grand Nouméa.