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Province sud: 2014 bouclé...et après?

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Budget S province sud
L'hémicycle de la province sud ©NC 1ère
La Province sud de Nouvelle-Calédonie a voté son budget supplémentaire pour cette fin d’année, 6,3 milliards de francs cfp. Mais ce budget d’ajustement a été l’occasion d’amorcer le débat sur une année 2015 qui suscite pour l’instant les plus vives inquiétudes.
Probablement plus que toutes les autres collectivités la Province sud, est sous la menace immédiate de l’effet ciseau entre la hausse inexorable des dépenses et l’affaissement des recettes. Pas de projection chiffrée encore pour évaluer l’état du sinistre mais le tableau est peu engageant.

Côté dépenses, 1 ménage de l’agglomération sur 8 est toujours en demande d’un logement social, la population ne cesse d’augmenter et avec elle les besoins de santé, d’enseignement, d’équipement et de soutien à l’initiative économique. Et si la maîtrise des dépenses de fonctionnement, qui représentent aujourd’hui prés de 80 % du budget provincial est une piste explorée par l’exécutif, elle n’en reste pas moins limitée.

Côté recettes, la conjoncture devrait contraindre la Nouvelle-Calédonie à revoir cette année encore ses dotations à la baisse. Le gouvernement a d’ailleurs donné la consigne commune à toutes les collectivités de construire leur budget primitif 2015 en intégrant une réduction minimum de 1 % par rapport à 2014. « Ce qui conduirait la Province à une situation d’autofinancement désastreuse » a prévenu le président de la maison Bleue en séance… A moins que de nouvelles recettes ne soient décidées d’ici là. Et le débat sur la révision de la clé de répartition de rejaillir.
Un texte déposé en ce sens devrait être examiné au Congrès d’ici la fin de l’année, sauf qu’il n’a objectivement peu sinon aucune chance d’obtenir les trois-cinquièmes requis.

Le salut de la Province et de ses administrés pourrait donc venir d’une autre délibération proposant la réaffectation de la taxe sur les jeux et les spectacles à la Province sud, qui pose le problème du manque à gagner des collectivités aujourd’hui bénéficiaires.

Et pour complexifier encore l’équation, les élus ont appris ce mardi, qu’il leur faudrait provisionner les besoins de trésorerie et le déficit attendu de l’opération de la ZAC de Dumbéa-sur-mer, soit trois milliards de francs cfp. L’information est sortie lors de la lecture du rapport et des recommandations de la chambre territoriale des comptes sur la SECAL. Un passage obligé, qui a ouvert un autre débat, celui de la gestion des Sociétés d’Economie Mixte dans lesquelles la province Sud est engagée.
Philippe Michel a accédé à la demande de Louis Mapou de consacrer une assemblée plénière à cette seule question. Objectif : transparence et optimisation des deniers publics à tous les étages...
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