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Trois ans de prison ferme pour avoir tué un motard

justice
accident Sainte-Marie 211014
©NC1ère (Claude Lindor)
Vendredi, la conductrice qui avait mortellement fauché un motard le 20 octobre dernier comparaissait devant le Tribunal correctionnel de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. 
Trois ans de prison ferme, s’est la peine requise par le Tribunal correctionnel de Nouméa à l’encontre de la conductrice, qui avait mortellement percuté un jeune motard le 20 octobre dernier à Sainte Marie. 
 
Au moment des faits, la conductrice, âgée de 40 ans, était sous l'emprise de l’alcool et de stupéfiants. Autre fait aggravant, elle était aussi récidiviste. En 2008, elle avait en effet déjà été condamnée pour conduite en état d’ivresse et s’était vue retirer le permis pendant sept mois. 
 
L’état du véhicule, et surtout celui de la moto après l’accident du 20 octobre, qui avait coûté la vie à un jeune motard de 27 ans, en disaient long sur la violence du choc. 
 
Dans le procès, c’est l’inconscience de la conductrice qui a surpris les magistrats. Avec un taux d’alcoolémie de 1,20 gramme par litre de sang, elle a essayé de doublé trois autres véhicules, juste avant un virage sur la route de Sainte-Marie. 
 
L’accusée, qui est détenue au Camp Est depuis le 21 octobre dernier, a reconnu avoir consommé cinq à sept bières, et tiré « quelques lattes » sur un joint. A la barre vendredi, elle a demandé pardon à la famille de la victime, notamment sa femme et son enfant.
 
Le Procureur de la République avait requis cinq ans de prison. Le tribunal l'a finalement condamnée à trois ans et a confirmé qu'il n'y aurait pas d'aménagement de peine. 
 
Maître Jean-Jacques Deswarte, avocat de la famille, exprime la déception de la famille : « Elle pense que, quand même, trois ans, ce n’est pas beaucoup quand vous avez tué quelqu’un dans ces conditions là ». 

ITW Tribunal correctionnel

 

Le Procureur a parlé d’une affaire emblématique de la situation dramatique que l’on constate aujourd’hui en Nouvelle-Calédonie. Il a appelé à la réflexion des pouvoirs publics pour inverser les chiffres alarmants du nombre de morts sur les routes calédoniennes. Depuis le début de l’année, déjà 62 personnes ont péri dans des accidents de la circulation.