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Un seul statut pour tous les contrôleurs aériens en Nouvelle-Calédonie ?

transport aérien
Grève du trafic aérien en Nouvelle-Calédonie
©NC1ère
Mercredi dernier, l’UTCFE CGS a debrayé pour protester entre autres contre le sous-effectif des contrôleurs aériens de l'aérodrome de Magenta. La différence de statut entre les contrôleurs fonctionnaires et les autres, recrutés localement, est en cause. 
Depuis mercredi 19h, l’organisation syndicale UTCFE CGC a déclenché une grève des contrôleurs aériens en Nouvelle-Calédonie. Celle-ci affecte le personnel de l’aérodrome de Magenta. 
 
Pour comprendre pourquoi la grève concerne seulement une partie des contrôleurs aériens, il faut se pencher sur les différents statuts qui régissent la profession en Nouvelle-Calédonie et qui sont au nombre de deux. 
 
Tous les contrôleurs aériens de Magenta sont des ingénieurs du contrôle aérien formés en métropole. Mais, concernant leur statut, ils peuvent être  soit des fonctionnaires d’Etat, détachés en Nouvelle-Calédonie, soit recrutés localement. Et au final, avec la même formation, un contrôleur aérien de statut territorial peut avoir un salaire inférieur de 40%. 
 
L’organisation syndicale UTCFE CGC dénonce dans ses revendications les difficultés de recrutement, entraînant à l’aérodrome de Magenta un nombre de contrôleurs insuffisant au égard du trafic aérien, qui est en forte augmentation. Cette situation pourrait, selon les représentants du syndicat, avoir des répercutions sur la sécurité des passagers. Les contrôleurs aériens de Magenta seraient donc parfois obligés de travailler douze heures par jour, ce qui est contraire aux temps de repos imposés par l’aviation civile. 
 
A l’aérodrome de Magenta, pour gérer 50.000 vols par an, il y a huit contrôleurs. A titre de comparaison, pour une ville de métropole, comme Clermont-Ferrand, qui ne gère que 34.000 vols, 41 contrôleurs aériens opèrent sur place. 
 
La solution proposée par les syndicats est de regrouper tous les contrôleurs soient sous un seul et même statut, et que tous redeviennent fonctionnaires d’Etat. Ce qui permettrait de recruter des fonctionnaires métropolitains, pour une durée déterminée, afin de palier au sous-effectif de personnel, et de permettre à de jeunes Calédoniens de choisir cette profession. 
 
Retrouvez les explications en image par Thierry Rigoureau pour NC1ère :