nouvelle calédonie
info locale

L’holothurie, une activité prometteuse en Nouvelle-Calédonie

mer
Holothurie
©DR
Lundi, 137.000 jeunes bêches-de-mer ont été relâchées afin d’ensemencer l’ensemble de la baie Nord de Nouvelle-Calédonie. L'idée est de reconstituer un stock commercialement exploitable, en particulier à destination du marché asiatique, très friand de cet animal. 
Depuis lundi, la Tribu de Tiabet à Poum procède à l’ensemencement des jeunes bêches-de-mer. 
 
Les jeunes de l’Association Pavada, les techniciens de la Province Nord et de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) sont à pied d’œuvre. L’objectif est de préserver et développer la ressource. D’ici cinq ans, les premières Holothuria Scabra devraient pourvoir être commercialisées.
 
Le projet, qui a démarré en 2009, est né de la volonté de la population locale de préserver les stocks. Cette opération d’ensemencement est la deuxième étape du projet pilote d’élevage de la bêche de mer sur la commune de Poum. A terme, l’objectif, est d’assurer l’écoulement de ce produit sur le marché asiatique, très friand des bêches-de-mer. 

Après plusieurs mois de gestation dans des enclos, les juvéniles, qui sont plus d’une centaine de milliers, doivent être relâchés dans la baie Nord de la tribu. A plusieurs mètres de la rive, les animaux sont récoltés un à un dans les bassins d’enclos. Un travail minutieux, réalisés par les jeunes de l’association Pavada et les techniciens de la Direction du Développement Economique et de l’Environnement de la Province Nord, appuyés par les équipes de l’IRD.
 
Introduit dans des glacières, les 137.000 Holothuria scabra - une espèce de bêches-de-mer propre à la tribu de Tiabet - sont ensuite relâchées afin d’ensemencer l’ensemble de la baie Nord.
 
« L’idée, avec les chefferies, est de reconstituer un stock commercialement exploitable, ce qui veut dire un plan de gestion derrière », commente Yoané Tein-Baï, technicien du Service des milieux et ressources aquatiques de la DDEE.

Beches de mer 1

 

Pendant toute cette période, la récolte d’Holothuria Scabra est interdite, par un procès-verbal de palabre et un arrêté provincial. L’ensemble des juvéniles, provenant de la ferme de la Ouenghi, a été placé dans des enclos depuis le mois d’avril, sous la surveillance de l’Association Pavada, qui regroupe les clans Padome, Vara et Dahote.
 
L’idée d’un tel projet a été fortement soutenu par l’ensemble de la population. Il s’agit par-dessus tout de préserver la ressource et de créer un développement économique à destination des jeunes. Sur la tribu, la culture des bêches-de-mer est une véritable tradition.
 
« A ma connaissance, nos vieux faisaient ça depuis longtemps », explique Williom Padome, Chef de la Tribu de Tiabet.

Beches de mer 2

 

D’ici cinq ans, les premières bêches-de-mer pourront être commercialisées. Sur le marché asiatique, la vente de bêches de mer se vend aujourd’hui à prix d’or, de l’ordre de 12.000 FCFP le kilo. L’élevage de l’holothurie a désormais de beaux jours devant lui en Nouvelle-Calédonie.
 
 
Publicité