Le tabac pourrait tuer un quart de la population calédonienne

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Tabagisme en Nouvelle-Calédonie
©NC1ère
En Nouvelle-Calédonie, plus d'un tiers des jeunes âgés de 13 à 15 ont un usage occasionnel ou quotidien du tabac. Chez les adultes, la moitié sont fumeurs. D'ici vingt ans, la moitié de la population calédonienne pourrait décéder des suites de maladies liées au tabagisme. 
Samedi, médecins et spécialistes ont organisé une table-ronde et une « no-smoke party » à la Promenade de l’Anse Vata. Le message se voulait simple : On peut vivre sans fumer. Celui-ci d’adressait avant tout à la jeunesse du Caillou. En Nouvelle-Calédonie, un collégien sur trois a déjà fumé une cigarette. 
 
« On s’aperçoit qu’entre l’âge de 7 et 11 ans, 13% des jeunes ont déjà expérimenté la cigarette », explique Philippe Corsenac, épidémiologiste à l’agence sanitaire et sociale. « Plus l’âge d’expérimentation est jeune, plus c’est signe d’un risque d’une addiction précoce ». 
 
Plus d’un tiers des jeunes adolescents consomment déjà du tabac. « Dans la tranche d’âge des 13-15 ans, 35,2% sont usagers de tabac », précise Philippe Corsenac. 
 
Et le tabagisme a aussi un coût, car les effets sur la santé sont conséquents. « En 2012, on a estimé un coût sociétal de 7,8 milliards », note Aurore Roy, économiste de la santé à la direction des affaires sanitaires et sociales de Nouvelle-Calédonie (DASS).
 
Chez les adultes, les chiffres concernant la consommation de tabac donnent presque le vertige. « On sait que 47% de la population calédonienne fume et il est estimé que dans vingt ans, si rien n’est fait, la moitié de ces fumeurs décéderont d’une maladie imputable au tabagisme, soit 25% de la population totale en Nouvelle-Calédonie », ajoute Aurore Roy. 
 
Retrouvez le reportage en images de Karine Arroyo et Nicolas Fasquel pour NC1ère : 

 

Invitée du JT de vendredi 21 novembre, le Docteur Sophie Birolleau, pneumologue, répondait aux questions de Gwen Quemener. Même son de cloche : des chiffres accablants et des prévisions alarmantes. « Ca parait un peu élevé mais malheureusement, c’est vraiment mathématique. On est quand même sur des chiffres qui sont assez catastrophismes », commente Sophie Birolleau.

 

Les collégiens et lycéens s’estiment souvent mal informés quant aux dangers du tabagisme. Si certains, fumeurs, ne se sentent pas concernés par les campagnes de sensibilisation, d’autres, au contraire, se montrent totalement hermétiques au tabac. 
Retrouvez le reportage en images de Karine Arroyo et Nicolas Fasquel pour NC1ère :