Mois d'octobre 2014, le plus chaud jamais enregistré

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Fonte des glaces arctiques
Fonte des glaces arctiques © subarcticmike
D'après une agence américaine, le mois d'octobre de cette année a été le mois d'octobre le plus chaud jamais enregistré dans le monde. Un nouveau signe inquiétant du réchauffement de la planète. 
C’est le nouveau buzz du web : au niveau mondial, le mois d'octobre aurait été le plus chaud depuis 1880. Si la nouvelle se limitait à une information anecdotique, on aurait pu facilement faire l’impasse. Il s’agit malheureusement d’un nouveau signe du réchauffement de la planète, annonciateur du bouleversement climatique qui se profile à l’horizon.   
 
Il y a quelques jours, l'Agence américaine océanique et atmosphérique publiait des chiffres inquiétants : ainsi, les dix premiers mois de cette année ont été chacun les plus chauds enregistrés sur la planète depuis le début des relevés de température. 
 

Un degré de plus que la moyenne du siècle dernier

Toujours d’après la même agence, pour la période de janvier à octobre 2014, la température moyenne combinée à la surface des océans et des terres s'est établie à 10,3 degrés, dépassant ainsi de 1,05 degré la moyenne du siècle dernier.
 
Ces températures supérieures ont entraîné un air plus chaud, circulant sur toute la planète, à la surface des terres et des océans, mais distribué inégalement entre les hémisphères nord et sud. L'hémisphère sud a connu globalement en octobre des températures record sur les terres, surtout dans la partie sud de l'Amérique latine, et dans l'ouest et le sud de l'Australie.
 

3 à 4°C de plus d’ici 2100         

Dans son dernier rapport publié en avril de cette année, le Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (Giec) estimait qu'en l'absence d'un changement majeur et rapide dans la production énergétique mondiale, très dépendante du charbon et du pétrole, la hausse du thermomètre mondial pourrait être de 3,7 à 4,8°C d’ici 2100.
 
Toujours selon les experts du Giec, les échéances sont courtes. Il resterait peu de temps pour agir et tenter de limiter à deux degrés la hausse des températures de la planète d'ici la fin de ce siècle.
             
Au-delà de deux degrés, en effet, le changement climatique pourrait avoir des conséquences désastreuses, à commencer par la fonte accélérée des glaces arctiques entrainant une montée importante du niveau des océans, la multiplication de catastrophes naturelles climatiques et la disparition d'espèces animales.