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La police municipale bientôt munie d’armes en Nouvelle-Calédonie

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La police municipale au marché
Les policiers municipaux pourront désormais être armés en Nouvelle-Calédonie. C'est le Ministre de l'Intérieur qui le confirme. Une décision qui suscite l’inquiétude à la Ligue des droits de l’homme.

Les policiers municipaux bientôt dotés d'armes de catégorie C, type flash-ball, en Nouvelle-Calédonie ? C'est la question qu'a posé la députée Sonia Lagarde au ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve lors des questions au gouvernement. C'était le 28 janvier dernier à l'Assemblée Nationale. Et le ministre de l'Intérieur a donné sa réponse. Dès la fin du mois, les policiers municipaux du Caillou pourront bénéficier de ce type d'équipement.

Bernard Cazeneuve, Ministre de l’Intérieur


Quelles sont les conditions pour obtenir un port d’armes ?

L'autorisation de port d'une arme ne peut être délivrée qu'aux agents ayant un casier judiciaire vierge et un certificat d’aptitude physique et psychique de moins de 15 jours délivré par un médecin ou un psychologue en cas de doute.

L’agent devra également suivre une formation  d'entraînement au tir d'au moins 45 heures

Différentes catégories d’armes

Il existe quatre catégories d’armes :
La catégorie A réservée exclusivement à l’armée comme les armes à feu à répétition automatique.
La catégorie B, celle des armes de poing c'est à dire les revolvers ou pistolets qui sont "létales"
La catégorie C, armes tirant une ou deux balles ou projectiles non métalliques type flash-ball
La catégorie D, déjà autorisée pour la police municipale type bombes lacrymogènes, bâtons de défense type Tonfa ou matraque

Sur le territoire, les policiers municipaux sont tous équipés d'armes de catégorie D

Une décision qui inquiète la Ligue des droits de l’homme


Pour Elie Poigoune équiper les policiers municipaux d’armes, ce n’est  pas la solution pour faire face à la montée de l’insécurité. Le président de la Ligue des droits de l’homme est davantage favorable à la limitation du nombre d’armes en circulation.

Elie Poigoune, Président de la Ligue des droits de l’homme interrogé par Michel Voisin

Elie Poigoune

Reste à savoir quelles seront les communes concernées car c'est l'Etat sur demande motivée du maire qui autorise ou pas chaque agent à porter une arme. Le coût et la gestion de cet armement sont à la charge du maire. Financièrement c'est un investissement qui freine beaucoup de municipalités. 
A ce jour, 75% des polices municipales françaises sont équipées de matraques et de bombes et 39,5% d’armes de poing. 

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