L’Union sacrée du camp non-indépendantiste, décrétée pour la défense des électeurs menacés de radiation

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Radiations corps électoral 14
©NC 1ère
Les trois mouvements partisans de la Calédonie dans la France ont su se retrouver malgré la crise qui les oppose encore pour la présidence du gouvernement. Ils sont entrés en résistance cette semaine au sein même des commissions de révision de la liste électorale spéciale, mais pas seulement
C’est bien connu, l’Union même de circonstance, fait la force…Et la collaboration des 3 partis non-indépendantistes aura permis de réduire de près d’un tiers le nombre de personnes susceptibles d’être radiées. Des demandes du FLNKS sans fondement, mises à jour grâce à la comparaison entre la liste spéciale de 2014 et les listes électorales de 1998, comparaison exigée par les représentants dits « loyalistes » au sein des commissions. Pour les quelques 3 500 cas restants, ceux pour qui en effet un doute existe soit sur leur inscription sur la liste générale de février 1998 – le fameux nouveau critère exigé par la Cour de Cassation – soit sur leur présence avant 1988, ces  mêmes représentants se sont opposés  systématiquement au déclenchement d’enquêtes.
 
Calédonie Ensemble, le FPU et l’UCF ont également décidé de réactiver le « collectif de défense des citoyens calédoniens » créé l’année dernière, afin d’accompagner les électeurs dont la citoyenneté  est contestée par le FLNKS. Mais la bataille se portera aussi sur le terrain législatif. Les trois partis préparent un avis commun sur le projet de révision de la loi organique, par lequel ils demanderont à l’Etat de corriger l’interprétation qu’ils jugent erronée faite par la cour de cassation de la révision constitutionnelle de février 2007. Un front non-indépendantiste, qui se dit également prêt à solliciter le moment voulu une mobilisation populaire pour appuyer son action.

Parallèlement et dans le même état d’esprit, le président du Congrès Gaël Yanno, a choisi d’interpeller directement François Hollande. Une lettre qui dénonce l’absurdité de cette nouvelle exigence d’inscription sur la liste générale de 1998 et qui se termine ainsi : « Monsieur le Président de la République, après s’être contredit, l’Etat ne peut rester un spectateur inerte, simple lecteur, des arrêts de la cour de cassation. »
 
Rappelons qu’à ce stade aucune radiation n’a été prononcée. Le premier examen des listes s’achève mercredi. Les 3 500 cas restants seront tranchés par les commissions du 12 au 22 mars au vue des résultats des enquêtes de police. Viendra ensuite, le cas échéant le temps des recours juridictionnels.