Les logements précaires frappent aussi le Nord de la Calédonie

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Squat sur la plage de Foué, à Koné
Cabane sur la plage de Foué, à Koné, dans laquelle vit une famille depuis plusieurs mois ©NC1ère
Dans la zone VKP, au Nord de la Nouvelle-Calédonie, l'augmentation de la population et des prix des loyers contraint certaines familles à vivre dans des squats, comme dans les autres villes du pays. C'est le cas d'une famille, qui vit sur la plage depuis plusieurs mois.
Vivre en bord de mer peut sonner paradisiaque pour beaucoup. Pourtant, pour certains, il en va tout autrement.

Dans la zone VKP, l'augmentation du prix au mètre carré ainsi que celle de la population engendre les mêmes problèmes que dans les autres agglomérations du pays, avec le développement de squats.

Sur la plage de Foué, à Koné, une famille vit dans une cabane faite de bâches. En vain, elle demande un logement social depuis un an et demi.

"Le FSH (Fonds Social de l'Habitat), il faut qu'on ait un CDI, et un CDI, ça ne tombe pas du ciel", soupire Amandine Pouatebe, la mère. "Je suis allée faire mon dossier à la SIC. Je ne comprends pas pourquoi ils prennent des autres gens alors qu'on a fait notre demande avant".

Avec quatre enfants, dont un enfant handicapé à 80%, la situation de la famille est extrêmement précaire. "Ma voiture, c'est ma deuxième maison", explique Amandine.

Le père, employé dans une quincaillerie, cherche un CDI. "Il y a des moments où j'éclate", confie Emeric Goromeron. "Les enfants, ils ne peuvent plus vivre comme ça, sous des bâches. On voudrait bien vivre comme tous les gens, avoir une maison, avoir une vie stable".

Retrouvez le reportage en images de Jean-Noel Mero pour NC1ère :