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Tribunal de Koné: les violences avec armes en constante augmentation

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Tribunal de Koné: les violences avec armes en constante augmentation
Une audience marquée par plusieurs faits de violences avec armes sur des personnes ou sur des biens
A Koné, le Tribunal Correctionnel de Nouvelle Calédonie a jugé aujourd'hui une quinzaine d'affaires. Plusieurs faits de violences avec armes sur des personnes ou sur des biens ont marqué cette audience. 
Les conduites sous l'emprise de l'alcool et les vols multiples dans des habitations représentent en moyenne la moitié des affaires jugées au tribunal de Koné.
Par ailleurs, les violences avec armes sur des individus ou sur des biens, seul ou en réunion, sont aussi en constante progression. Ce mercredi, le tribunal a jugé sept affaires de violences.


Agression au sabre d'abattis

L'une des plus marquantes, reste celle d'un jeune homme, originaire de Ouégoa, qui pour se défendre alors qu'on le poursuivait, a blessé un convive lors d'un mariage auquel il n'était pas invité, à l'aide d'un sabre d'abattis. Pour son geste qualifié comme étant "intolérable", le ministère public, a requis la peine d'un an d'emprisonnement assorti d'un sursis.
 

Agression à coup de pelle

C'est aussi, le récit d'une jeune femme, en pleurs à la barre du tribunal, qui pour se défendre des réprimandes et des critiques d'une belle tante à Hienghène depuis une vingtaine d'années, s'est emparée d'une pelle et a asséné  plusieurs coups à sa victime, âgée d'une soixantaine d'années.
 

Incendie d'une habitation sous l'emprise de l'alcool

Ou encore, l'histoire de deux jeunes frères originaires de Kaala-Gomen qui sous l'emprise de l'alcool, ont détruit une maison au village. Une destruction en réunion. Les deux accusés ont porté leur acte de vengeance sur cette maison sans avoir de conflit avec les propriétaires. Dans cette affaire des plus rocambolesques, le parquet a requis quatre mois d'emprisonnement avec sursis et cinquante mille francs d'amende.
 

personne n'a le droit de se faire justice soi-même

Le Président du Tribunal, André Angibaud, et le Ministère public, en la personne d'Hervé Ansquer, ont décrit ces actes comme "intolérables, inadmissibles et surtout irréfléchis", tout en rappelant que "personne n'a le droit de se faire justice soi-même"...