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Le mystère Lapita s'épaissit

Les théories sur le peuplement du Pacifique dont la Nouvelle-Calédonie pourraient de nouveau être repensées. Les Austronésiens auraient eu des contacts avec les peuples indigènes de Nouvelle-Guinée, estiment des scientifiques de l'université d'Otago, en Nouvelle-Zélande.

Les fragments de poterie ont été trouvés par Susan Bulmer dans les années 1970 à Wanelek, dans la vallée de Kaironk, dans la chaîne centrale de Papouasie-Nouvelle-Guinée. © Susan Bulmer
© Susan Bulmer Les fragments de poterie ont été trouvés par Susan Bulmer dans les années 1970 à Wanelek, dans la vallée de Kaironk, dans la chaîne centrale de Papouasie-Nouvelle-Guinée.
  • Elodie Largenton ABC Radio Australia pour NC 1ère
  • Publié le
Ils viennent de réétudier des fragments de poteries Lapita découverts dans les années 1970, dans la région des Hautes-Terres, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. En utilisant la technique de datation au carbone 14, ces scientifiques américain, australien et néo-zélandais, en ont conclu que les tessons dataient de plus de 3 000 ans.
 

Des poteries retrouvées dans les zones montagneuses

Ce que cela montre surtout, selon eux, c'est que les Austronésiens, les ancêtres des Polynésiens d'aujourd'hui, n'ont pas fait que passer en Papouasie-Nouvelle-Guinée sur leur route de l'Asie du sud-est jusqu'en Polynésie occidentale. Dylan Gaffney est l'un des auteurs de cette étude, il est chercheur en anthropologie et archéologie à l'université d'Otago :
 

maintenant on sait qu'ils ont pénétré à l'intérieur de la grande terre, et même dans les Hautes-Terres

« À l'origine, on pensait que les locuteurs austronésiens avaient contourné l'île de Nouvelle-Guinée, ne s'arrêtant que sur les îles situées au large, mais maintenant on sait qu'ils ont pénétré à l'intérieur de la grande terre, et même dans les Hautes-Terres. C'était inattendu de trouver des poteries aussi anciennes dans cette région montagneuse. Cela montre qu'il y a eu des échanges entre des Austronésiens et ce que l'on considère être des peuples isolés, de l'intérieur des terres. »
 

Echange de culture et d'idées

Et ces échanges entre des peuples installés en Nouvelle-Guinée depuis 50 000 ans et des peuples de langues austronésiennes étaient plus riches qu'on peut le penser, affirme Dylan Gaffney : « On pense que les Lapita n'échangeaient pas que des objets mélanésiens, mais aussi des cultures, des idées et des nouvelles coutumes originaires d'Asie du sud-est. »
 
Cette découverte n'est certainement pas la dernière. De nombreuses recherches ont lieu en ce moment dans la région, notamment dans le nord de la Nouvelle-Guinée, rapporte Dylan Gaffney.
 
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