Festival Anuru Aboro : des films pas comme les autres

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Festival Anuru Aboro
Sur les 2000 films reçus, 58, d'une durée de 4 minutes à trois heures, ont été sélectionnés pour cette 9ème édition du festival Anuru Aboro. ©Marguerite Poigoune/NC1ère
Une vingtaine de réalisateurs de documentaires sont arrivés cette semaine en Nouvelle-Calédonie. Originaires  de plusieurs pays, ils sont invités au 9ème Festival international du cinéma des peuples, le festival Anuru Aboro.
Sur les 2000 films reçus, 58, d'une durée de 4 minutes à trois heures, ont été sélectionnés pour la 9ème édition du festival Anuru Aboro.

"La particularité des films, c'est que ce sont des films qui ne sont pas toujours diffusés", explique René Boutin directeur artistique du Festival. "Ce sont des documentaires de création, ou alors il ne trouvent pas leur espace dans le cinéma parce que ce ne sont pas des films commerciaux. Ou alors ils ne trouvent pas leur place à la télé, tout simplement parce que ce ne sont pas des formats télé."

Cette année, c’est le Pacifique qui est mis en avant.

"La préoccupation première, c'est déjà de montrer différentes formes de cinéma", poursuit René Boutin. "Pourquoi avoir choisi le Pacifique ? Cette année, exceptionnellement, on avait vraiment beaucoup de films et une très belle sélection du Pacifique".

Ecoutez les propos de Réné Boutin au micro de Marguerite Poigoune pour NC1ère La Radio :

ITW Réné Boutin 16/10/15


Jeudi, une vingtaine de réalisateurs étrangers sont passés par la tribu de Poindah, à Koné, avant de se rendre à Poindimié ou se déroulera le  festival.

5 continents et 38 pays seront représentés au cours de cette rencontre autour du cinéma, en région Paici cemuhi. Pour les Calédoniens, c’est un moyen de voyager vers des pays peu ou pas connus, de s'aventurer dans les entrailles d’autres cultures.

Pour les réalisateurs étrangers, comme Eliza Kubarska, qui arrive de Pologne, c’est l’occasion de découvrir le Caillou.

"Je suis très impressionnée par l'hospitalité des gens", confie la réalisatrice polonaise. "Je suis très heureuse d'être ici. En Pologne, en ce moment, c'est l'hiver qui commence, il y a de la neige. C'est très bizarre pour nous d'être sur les îles, sous le soleil."

Pour venir participer au Festival, Eliza Kubarska a fait un voyage de 34 heures avec Kay, son bébé d’un an. La réalisatrice fait partie des réalisateurs dont le film, "Marcher sous l’eau" a été sélectionné.

L'ouverture officielle du Festival, qui se tiendra jusqu'au 24 octobre, se déroule ce vendredi après-midi, à la tribu de Bayes, à Poindimié.
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