L’actu du Pacifique en bref

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La fumée de l'incendie recouvre la petite ville de Bunbury, en Australie occidentale. ©Supplied/Steve Potter
Disparitions en Australie après un violent incendie; une deuxième chaîne de télévision en Papouasie ou encore les élections au Vanuatu…
Trois personnes sont portées disparues en Australie occidentale après le passage d'un violent incendie dans leur village de Yarloop. Une centaine de maisons ont été détruites. D'autres localités situées au sud de Perth sont en danger. Des milliers de personnes ont été évacuées dès hier, mais le feu est imprévisible et donc « extrêmement difficile » à gérer, selon les autorités. 

Le Forum des îles du Pacifique et le Groupe mélanésien Fer de lance enverront des observateurs au Vanuatu pour suivre l'élection du 22 janvier. Le Forum se dit prêt à envoyer également des observateurs à Nauru, où des élections doivent avoir lieu en juin. Mais le directeur par intérim du département gouvernance et sécurité de l'organisation régionale, Sione Tekiteki, précise que ce sera au gouvernement de Nauru de décider si leur présence est souhaitable ou non. « Évidemment, on aimerait envoyer une mission à chaque fois, mais ce sont les pays qui décident », précise-t-il à la radio nationale néo-zélandaise. 
 
Le gouvernement papou vient d'acquérir une deuxième chaîne de télévision, EMTV, pour 9,5 millions de dollars, annonce le ministère des Investissements publics. Le gouvernement possède déjà la chaîne NBC TV. « C'est une nouvelle tactique du gouvernement pour contrôler les médias du pays, quelques mois avant les élections », dénonce Don Polye, le chef de file de l'opposition. « EMTV a toujours été la chaîne de tous les Papous et elle est désormais la propriété totale des habitants du pays », rétorque le ministre des Investissements publics, Ben Micah, dans le quotidien Post Courier.
 
En Papouasie-Nouvelle-Guinée, 40 véhicules militaires donnés par la Chine sont coincés dans le port de Port-Moresby depuis un mois, parce que l'armée papoue ne peut pas payer les droits de douane. Le chef d'état-major par intérim espérait être exonéré d'impôts, mais les services de douane refusent de faire ce cadeau à l'armée. Le colonel Numa indique, par ailleurs, qu'il ne sait pas si ces 40 véhicules sont en état de marche, personne n'a pu les tester pour le moment. 
 
En Australie occidentale, la police va préenregistrer des messages d'avertissement dans toutes les langues aborigènes de la région. Décision prise en réponse aux critiques soulevées par le traitement d'une affaire de meurtre. En 2012, Gene Gibson, de la tribu Pintupi, a été accusé d'avoir tué un homme à Broome, deux ans plus tôt. Il a été interrogé en anglais, qui n'est que sa troisième ou quatrième langue. Sans l'aide d'un interprète, il était incapable de comprendre les questions des inspecteurs. Il a pourtant été formellement accusé du meurtre. Le juge a finalement estimé que l'interrogatoire ne pouvait pas être pris en compte. Gene Gibson a été condamné à 7 ans et demi de prison pour homicide involontaire. Une enquête interne a été menée ; les cinq officiers impliqués dans l'arrestation de Gene Gibson feront l'objet de sanctions disciplinaires, mais aucun ne sera renvoyé. Le système de pré-enregistrement de messages est déjà utilisé par la police du Territoire du nord. La branche australienne d'Amnesty International salue cette décision de la police d'Australie occidentale, mais appelle les autorités à aller plus loin et à financer de nouveau les services d'interprétation en langues aborigènes.

En Australie, les deux principales enseignes de la grande distribution promettent de ne plus mettre en vente de produits qui contiennent des microbilles de plastique. Ces particules minuscules sont utilisées dans de nombreux produits cosmétiques comme le savon, le déodorant et le dentifrice. Évacuées dans les eaux usées, elles peuvent se retrouver dans l'océan. Emma Johnston, de l'université de Nouvelle-Galles-du-Sud, a ainsi retrouvé des microbilles de plastique dans un poisson pêché dans le port de Sydney. La grande distribution promet donc de supprimer les produits incriminés d'ici fin 2017, mais des écologistes appellent le gouvernement à se saisir de la question et à suivre l'exemple des États-Unis, qui viennent d'interdire les microbilles de plastique dans les produits cosmétiques à rincer.