Aptitude à la conduite : faut-il contrôler les personnes âgées ?

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©NC la 1ère
L’accident de dimanche sur le parking de l'église Saint-Jean Baptiste a relancé le débat. Âgé de 85 ans, un conducteur a provoqué la mort d’une paroissienne. Pour les professionnels de la conduite, l’âge n’est pas le seul facteur déterminant.

Un fait divers terrible. Une voiture conduite par un octogénaire a percuté plusieurs personnes sur le parking de l'église Saint-Jean-Baptiste, dimanche 4 juillet, à la Vallée-des-Colons, faisant un mort et un blessé. Un drame qui touche au moins deux familles. Celle de la victime, de fidèles paroissiens de l'église. Et celle du chauffeur du véhicule, âgé de 85 ans. L'homme souffrait, semble t-il, d'une maladie neurologique. Choqué et ne comprenant pas les faits, il a été interrogé ce lundi par le procureur de la République.

Alors faut-il imposer un examen médical aux personnes âgées qui conduisent ? Ce n'est pas la préconisation des professionnels contactés par NC la 1ère. Plusieurs projets de lois sur le sujet ont été abandonnés en Métropole. En Calédonie, le plan quinquennal de sécurité n'a pas été suivi d'effets, il prévoyait un contrôle renforcé.

Des formations pour rester un bon conducteur

La majorité des accidents de la route concernent les 15-34 ans sur le Caillou, la mortalité liée à la conduite des personnes âgées reste à la marge. "Pourquoi viser uniquement les personnes âgées ? On sait qu'il y a des maladies dégénératives, il peut y avoir des choses qui peuvent empêcher la conduite en vieillissant. Mais je pense que ça ne représente pas la majorité", assure Manuel Cellard, président du syndicat des auto-écoles. 

Alors quelles solutions ? "On en revient à cette problématique de permis à vie, d'aptitude physique et du contrôle qu'on devrait avoir une fois qu'on a passé le permis." Ce professionnel évoque des passages en école de conduite sous forme de formation. "Pour justement arriver à conserver un bon niveau pour être un bon conducteur." Reste qu'il appartient aux familles et à l'entourage de signaler les déficiences potentielles de leurs proches. Un vœu pieux...

Le reportage d'Yvan Avril et Claude Lindor :