Célébrer la révolte de 1917

histoire
révolte 1917
©Cédrick Wakahugnème NC 1ERE
Le Conseil d’aire Paicï-Cémuhi tenait ce jeudi une réunion de préparation au Centre Culturel de Pomémie pour l'organisation de 2 jours de festivités sur la révolte de 1917. Il s’agit pour les autorités coutumières de s’entourer d’une équipe et d’un comité permanent.

La révolte Kanak de 1917 est encore aujourd’hui un héritage douloureux non seulement pour les familles mais également pour les autochtones du Territoire. Elle marque le début des hostilités entre le Grand Chef Noël et l’administration coloniale. Un siècle après ces évènements tragiques, le Comité permanent nouvellement créé, autour du Conseil d’Aire Paicï-Cémuhi, souhaite se souvenir de cette page de l’histoire Calédonienne. "C'est notre responsabilité d'assumer aujourd'hui notre histoire au niveau du Conseil Coutumier et de l'aire Coutumière", indique Reybas Waka-Céou, le Président du Conseil d’Aire Paici-Cémuhi, " en relation avec les autres aires coutumières et le Sénat. Ce projet entre dans le cadre du devoir de mémoire dont l'objectif est de commémorer les nombreux évènements douloureux qui ont marqué le pays". Ainsi, plusieurs dates ont été actées comme la révolte de 1878 du Grand Chef Ataï et cette année, le centenaire de la révolte de 1917. "Nous avons convenu avec le Sénat Coutumier que ces évènements doivent se célébrer à l'échelle du pays", poursuit le responsable coutumier de l'Aire Paicï-Cémuhi. 

Des célébrations à dimension Pays

Deux jours de festivités ont été prévus pour commémorer cet évènement. Ils auront lieu les 10 et 11 novembre prochains. Dans sa composition, le Comité permanent réunit également les autorités coutumières de la région, les mairies de l’aire, les districts et la province Nord. Une feuille de route a été tracée. Elle doit permettre également à l’ensemble des communautés de participer à ces célébrations. "Aujourd'hui, la conception de la ville Océanienne comme Koné doit se concevoir avec les autres", estime Reybas Waka-Céou, le Président du conseil d'Aire Paicï-Cémuhi, " sur un partage de valeurs réels et authentiques. Cet évènement doit permettre de dire si les valeurs communes des uns et des autres tant vers cette idée de destin commun." Un comité technique qui associe les associations culturelles et différents partenaires sera en charge de la mise en place de cet évènement. Deux journées de commémoration mais également d’animations qui doivent permettre aux publics de découvrir cette histoire de la Nouvelle-Calédonie à travers des expositions, des conférences débats, des chants et des danses.