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Christophe Sand ne dirige plus l'institut d'archéologie

Trente ans qu’il contribue à faire connaître le passé de la Nouvelle-Calédonie à travers les fouilles menées avec ses collègues, et la transmission des conclusions qui en découlent. Après dix ans à la tête de l’institut d’archéologie, Christophe Sand vient d’en être remercié.

Christophe Sand à l'IANCP en juin 2018 . © Sheïma Riahi/NCla1ere
© Sheïma Riahi/NCla1ere Christophe Sand à l'IANCP en juin 2018 .
  • Martine Nollet et Françoise Tromeur
  • Publié le
L’Institut d’archéologie de la Nouvelle-Calédonie et du Pacifique n’est plus dirigé par Christophe Sand, qui le pilotait depuis sa naissance il y a dix ans. Il avait aussi co-fondé, en 1991, le département archéologie qui dépendait alors du service musées et patrimoine du gouvernement. Par ses travaux, ses écrits et sa façon de sensibiliser le grand public à ces questions, le Calédonien fait figure de référence dans son domaine. Or, le conseil d’administration de l’IANCP vient de le remercier. 
 

Renouvelé, puis remercié

Décision politique, désaccords entre les parties ? L’intéressé exprime en tout cas son incompréhension. «Personne ne m’a convoqué pour m’expliquer la raison de mon départ de l’institut», réagit le conservateur en chef du patrimoine. En février, un arrêté paru au journal officiel le renouvelait à son poste pour trois ans - de même que ses agents et collègues de longue date, Jacques Molé et André-John Ouetcho. «Deux mois plus tard, je suis remercié et en vitesse, juste avant les élections, je retourne à la direction de la culture de la Nouvelle-Calédonie. Pas un mot d’explication, pas un remerciement, pas une plainte», décrit Christophe Sand.
 

Message

Mais d’ajouter: «Je voudrais du fond du cœur remercier les Calédoniens de toutes origines, même ceux qui n’étaient pas toujours d’accord avec ce que je disais sur l’histoire et le patrimoine du pays, d’avoir été là pendant trente ans.»
Ecoutez cette réaction recueillie par Martine Nollet.  
 

Silence officiel

Contacté, l’institut d’archéologie explique ne pas pouvoir s’exprimer tant qu’un nouveau conseil d’administration n’a pas été constitué. L’IANCP, officiellement créé en 2009, est à la fois supervisé par le gouvernement et par les provinces Nord et Sud. Ses missions sont «la sauvegarde, l’étude, la conservation et la diffusion du patrimoine archéologique». Il dispose d’un budget qui se monte pour 2019 à 98 millions CFP. Son siège se situe sur les hauteurs de Nouméa, au bord de la route stratégique qui dessert le parc forestier. 

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