Climat : vers une baisse significative des stocks de thons dans le Pacifique

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échantillonage thons
©La 1ère
Les Nations unies publient, ce lundi, le 6e rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec). Issu d’une compilation de faits scientifiques recensés sur huit années, il lance des avertissements sévères, sur la progression du réchauffement climatique.

Une baisse significative des stocks de thons dans le Pacifique. C’est l’une des conséquences envisagée par des scientifiques dans une publication (en anglais) parue dans la revue Nature, qui se base sur un précédent rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec). Un témoignage supplémentaire de la progression du réchauffement climatique, et de ses conséquences dévastatrices pour la planète, alors que ce lundi 9 août, le nouveau rapport du Giec doit être présenté par les Nations unies. 

Baisse des stocks de 20%

Les îles du Pacifique, qui dépendent presque entièrement de la pêche aux thons, pourraient être très touchées économiquement, si les pires prévisions climatiques venaient à se concrétiser dans le nouveau rapport du Giec. Dans le cadre d'un scénario de fortes émissions de gaz à effet de serre, les thons se déplaceraient vers l’Est, du côté des États-Unis. Ce qui entraînerait une baisse des stocks de 20% en moyenne et jusqu’à 17% de perte de revenus pour les iles du Pacifique. 

Les plus gros pollueurs bénéficierait alors de cette redistribution, tandis que les petites îles, qui contribuent très peu au réchauffement de la planète en souffriraient. L’étude précise que si le Giec présente un scénario plus optimiste avec seulement une augmentation des températures d’1.5°C, la ressource en thon baissera de 3%.

Déport des droits de pêche

Une économie bleue indispensable au développement des plus petites îles du pacifique. Alors que la ressource est en train de disparaître, c’est aux plus grandes nations à l’origine de la pollution d’agir, pour ralentir ces changements et préserver les ressources.

Autre alternative pour les pays les plus dépendants : la négociation du déport vers les eaux internationales de leurs droits de pêche actuels, dans l’esprit d’une plus grande justice climatique.