Don du sang : des stocks encore trop bas

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Don du sang
Les bénévoles, postés à l'entrée d'une grande surface de Nouméa. ©Sheïma Riahi
Initiée en 2004, la Journée mondiale des donneurs de sang est célébrée, chaque année, le 14 juin. L’occasion pour les bénévoles de sensibiliser les Calédoniens à l’importance du don du sang. D’autant que les réserves sont au plus bas. 
 
Elan citoyen et généreux ce dimanche, à Nouméa et Dumbéa, à l’occasion de cette Journée mondiale des donneurs de sang. Des bénévoles se sont mobilisés dans une  galerie marchande. Avec un seul mot d’ordre : « Quel que soit votre groupe sanguin, donnez votre sang dès maintenant ! »
Et pour cause, « s’il n’y a pas un donneur au départ, le malade se retrouve dans une situation critique et il risque de perdre la vie », alerte une membre de l’association des donneurs de sang bénévoles (ADSBNC). Une situation dont peut témoigner Laurence, une maman. « Mon fils a eu un cancer et quand on était en Australie ils ont demandé beaucoup de sang. Aujourd’hui, ça m’intéresse de faire un don. »
 

Des dons sous conditions 

Pour autant, tout le monde n’est pas en mesure de donner son sang. Seules les personnes âgées de 18 à 70 ans, qui pèsent plus de 50 kg et qui sont reconnues médicalement aptes, peuvent le faire.

Il faut être en bonne santé : ne pas avoir eu une angine les derniers jours, ne pas avoir été chez le dentiste ou subi des soins, car ça suspend temporairement le don du sang.
-Françoise Hubbard, bénévole.


« Le tatouage nous oblige également à suspendre pendant quatre mois le don et il ne faut pas avoir voyagé dans certains pays. Le Vanuatu, par exemple, nous oblige à suspendre le don du sang quatre mois, à cause des risques d’attraper le paludisme. Il y a d’autres pathologies qui peuvent contre-indiquées. Il faut donc en parler au médecin du (centre de) don. » 
Don du sang
Sensibilisation aussi dans ce complexe commercial de Dumbéa. ©Sheïma Riahi

Des besoins en forte hausse

Pas de don possible ce dimanche, mais une campagne de sensibilisation indispensable car les réserves de sang sont au plus bas en Calédonie. 

« Seuls les Calédoniens peuvent donner aux Calédoniens. Les besoins ont augmenté de 45 % en moyenne entre 2012 et 2019. » 

- Gérard Joyault, président de l’association des donneurs de sang


Aujourd'hui, il faut donc trouver davantage de donneurs pour répondre à tous ces besoins, créés notamment par les nouvelles offres de soins du Médipôle et de la clinique Kuindo-Magnin. « On a des difficultés à avoir des donneurs réguliers, relève Gérard Joyault. Certains ont donné mais ils ne donnent plus et ne savent pas pourquoi ils ont arrêté. Nous sommes donc là pour leur dire de continuer car on a vraiment besoin de sang. »
Près de 7 000 dons du sang sont nécessaires chaque année pour la survie des malades et des blessés en Nouvelle-Calédonie et à Wallis-et-Futuna.  

Le reportage de Sheïma Riahi et Cédric Michaut.
©nouvellecaledonie


 
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