L’économie calédonienne en berne

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Après le sursaut de 2016, les indicateurs sont à nouveau orientés défavorablement, à commencer par le moral des patrons.
Une crise de confiance qui se traduit par une baisse de plus de deux points de l’indicateur du climat des affaires de l’IEOM. L’Institut d’Emission d’Outremer pointe un ralentissement des principaux moteurs de notre économie. Les deux jambes de la demande d’abord: les ménages calédoniens consomment moins. Une apathie que l’institut impute aux incertitudes fiscales et institutionnelles. Ainsi au deuxième trimestre 2017, les importations de produits alimentaires diminuent de 2,5% et l’électroménager est lui en recul de plus de 4%.

L’inflation atteint 2%


Il faut dire aussi que les prix continuent de progresser sur ce trimestre. L’inflation atteint 2% sur les 12 dernier mois – ceci explique peut-être cela… L’autre levier de la demande intérieure, l’investissement est également à la peine. Les chefs d’entreprises ont tendance à repousser leur décision en la matière. Conséquences : les immatriculations de véhicules utilitaires baissent de 10 % et l’encours de crédits à l’investissement perd plus d’1% en un an. Une bonne nouvelle toutefois, les crédits à l’habitat des ménages se portent bien, +1,2% sur les trois derniers mois de l’année. Les calédoniens continuent d’investir dans l’immobilier et soutiennent ainsi un secteur du BTP qui se stabilise.

Le nickel reste fragile


Les cours ont perdu 10 points au LME, entraînant dans leur chute les prévisions d’investissement des entrepreneurs du secteur. Si la production minière enregistre une très forte hausse, + 42% en volume sur le trimestre, les produits métallurgiques et donc raffinés, eux baissent pour ce deuxième trimestre 2017.
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