La semaine de solidarité avec les peuples non autonomes jusqu'au 31 mai

Charles Wea qui appartient à la cellule relation extérieure du FLNKS, traite de la semaine de solidarité avec les peuples non autonomes. Cette semaine organisée par l'ONU, existe depuis 1990, elle a lieu du 25 au 31 mai. 

  • Par Karine Boppdupont
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Historique

Dans sa résolution A/RES/54/91 du 8 décembre 2005, l'Assemblée générale des Nations Unies a demandé à ce que soit célébrée annuellement la Semaine de solidarité avec les peuples des territoires non autonomes (Dans la Charte des Nations Unies, la définition d'un territoire non autonome renvoie à un territoire « dont les habitants n'ont pas encore pleinement acquis l'autonomie »).
En 1946, huit États Membres (l'Australie, la Belgique, le Danemark, la France, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni et les États-Unis) ont dénombré 72 territoires tombant sous leur administration qu'ils ont considérés comme non autonomes. Huit d'entre eux sont devenus indépendants avant 1959.
Pour diverses raisons, la transmission d'informations par les puissances administrantes a été interrompue pour 21 territoires non autonomes. Dans certains cas, tel que le Groenland, l'Alaska et Hawaii, l'Assemblée générale a accepté la cessation de la transmission de données. Dans d'autres circonstances, la décision a été prise unilatéralement par la puissance administrante.
En 1963, l'Assemblée générale a approuvé une liste révisée de 64 territoires à laquelle s'appliquait la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux (1960).
La liste fut élargie en 1965 pour inclure la Côte française des Somalis (aujourd'hui connue sous le nom de Djibouti) et Oman. L'archipel des Comores a été inclus en 1972 et la Nouvelle-Calédonie en 1986.
De 1960 à 2002, 54 territoires ont accédé à l'autonomie. À l'heure actuelle, il reste dans le monde 17 territoires non autonomes.
(source Nation unies https://www.un.org/fr/observances/non-self-governing-week)

 


Le but de cette semaine est d'échanger sur le progrès politique, économique, social et éducatif de ces peuples, et sur le développement des institutions politiques autonomes et démocratiques.
Selon Charles Wea il est aussi question de revoir cette liste de 17 pays car il y a des situations qui mériteraient à être révisées dans un sens comme dans l'autre ainsi les Samoa américaines ont demandé à sortir de ce groupe tandis que d'autres pourraient être intégrés.

Au niveau international il y a eu une prise en compte générale, des situations des peuples, en trois décennies. Des peuples indigènes auparavant négligés commencent "à s'en sortir" dit Charles Wea. L'ONU mais aussi des organisations régionales travaillent à ce progrès.

En local, le but est de montrer comment le peuple kanak et calédonien construit ce destin commun et ce pays. La Nouvelle-Calédonie est un exemple à suivre au niveau mondial.

Il est important que la vision de la Nouvelle-Calédonie soit partagée.

Ce qui a été en jeu ces dernières années : sortir du colonialisme au travers d'une indépendance négociée.