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Jean-Jacques de Felice, la passion de la justice (12 juillet 2017)

Jean-Jacques de Felice... est avant tout un film de mémoire et d’histoire contemporaine. Voici le parcours d'un homme exceptionnel à travers les combats qu’il mena pour le droit et la justice, les visages et les témoignages de ceux qu’il défendit durant un demi-siècle.

  • Par Karine Boppdupont
  • Publié le , mis à jour le
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Au-delà du portrait de l’avocat défenseur des droits humains, ce film donne à comprendre ce que fut son engagement dans cette seconde moitié du XXème siècle.
L’itinéraire de Jean-Jacques de Félice nous offre la possibilité exceptionnelle d’aborder plusieurs volets de ces engagements. Du droit des mineurs à la défense des colonisés kanak ou Polynésiens ; du combat pour le statut d’objecteur de conscience à celui contre la dépossession des terres (Larzac) ; de la dénonciation de la torture et de la peine de mort au soutien des déserteurs de la guerre du Vietnam…
Des extraits de bulletins et de revues contestataires montrent le foisonnement protestataire de l’après-guerre d’Algérie et aussi de l’après mai 1968, car beaucoup ont oublié l’explosion d’idées et de consciences que déclencha ces deux événements fondamentaux de l’histoire de France à cette époque.


Mot du réalisateur Mehdi Lallaoui


Né en 1928, Jean-Jacques de Felice est décédé en 2008 au cœur de l’été et autour des dossiers de ses futures plaidoiries en soutien aux exilés. Sa vie, il la consacra à défendre tous ce que la terre qualifie de parias, tout ce que la société considère comme déviant de ses règles et de ses lois d’alors. Tous ceux qui l’ont côtoyé évoquent un homme profondément humain et attentif aux autres, un avocat qui ne s’embarrassait pas du rang ou du statut social de ses clients pour s’engager à leurs côtés. Militant des droits humains, sans jamais adhérer à un parti politique, ses multiples engagements reflétaient les préoccupations d’un honnête homme de XXème siècle mais aussi les combats pour la justice de ces décennies. Ils témoignent, pour l’histoire, des nombreux combats politiques et sociaux dont il avait été le soutien indéfectible. Parmi ses engagements, il fut vice-président de la Ligue des Droits de l’Homme, fondateur du GISTI (Groupe d’Information et de Soutien des Immigrés), co-fondateur du DAL (Droit Au Logement), président de l’AISDPK (Association Information et Soutien aux Droits du Peuple Kanak) … Il fut des premiers à combattre la peine de mort et l’utilisation de la torture. Il défendit les militants Polynésiens en lutte contre les essais nucléaires de Mururoa, les réfugiés Italiens et les militants basques, les paysans du Larzac contre la confiscation de leur terre au profit de l’extension d’un camp militaire. Aux côtés de l’Abbé-Pierre dont il fut l’ami et le complice, il défendit les mal-logés, les sans-papiers et aussi les déboutés du droits d’asile. Tout ce que la place parisienne comptait de combat pour le droit et la dignité défila dans son cabinet.
Jusqu'à son dernier souffle Jean Jacques de Félice travaillait sur ses dossiers d’aide aux sans- papiers, aux kurdes et à tous ceux qui n’avaient pas les moyens de se payer un avocat digne de ce nom. C’est donc le portrait et l’itinéraire de ce combattant des droits de l’homme et des peuples, ce passionné de justice que nous nous proposons de faire vivre à travers ce documentaire :
« Jean-Jacques de Félice, la passion de la Justice ».
Ce film tentera d’évoquer, sans tomber dans la biographie convenu, l’infinie diversité des combats pour la dignité de chacun auxquels Jean-Jacques de Félice a pris part un demi-siècle durant. Il restituera au plus juste la pensée et l’action de cet homme discret qui fuyait les honneurs et les cérémonies officielles comme on fuit la grippe ?

 

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