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La métamorphose du Caillou

Aller au plus proche des gens pour interroger sur demain

  • Par Karine Boppdupont
  • Publié le , mis à jour le
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Edito

Patrick DURAND-GAILLARD
Rédacteur en chef des Magazines

Pour ce nouveau rendez-vous sur les sujets « référendaires » c’était l’ambition du Magazine des Identités que de « frapper à la porte » des maisons pour recueillir la parole « intime » des Calédoniens sur le 4 novembre.

Avec « La Métamorphose du Caillou » Mehdi Lallaoui tente de relever ce défi du film de commande, en promenant sa caméra en Brousse, dans les îles et dans les quartiers jusque dans le décor quotidien des habitants. A l’entrée de la case, le film interroge au plus proche des âmes sur les motivations de chacun et recueille les confidences, les paradoxes et parfois les doutes... 

Quelle part pour la raison ? Quelle place pour le cœur lorsque la caméra se fait oublier ? Le film de Mehdi Lallaoui - tourné pour grande partie en mai dernier lors de la visite présidentielle - nous plonge dans « l’affect » de Calédoniens pris entre doutes et certitudes pour écrire des lendemains qui chantent pour tous…

 

En résumé

 
« Kanaky-Nouvelle-Calédonie, La métamorphose du Caillou » est structuré en trois parties. En introduction, le récit s’ouvre sur le rappel de la situation issue des accords de 1988 et 1998. 

La première partie du film débute par l’évocation des années d’apaisement qui ont permis l’organisation des cérémonies coutumières de réconciliation avec les familles des gendarmes assassinés à Ouvéa et se termine par une séquence explicative de la levée des deux drapeaux (kanak et français) devant les édifices publics du Territoire.

La seconde partie du documentaire est une plongée dans le quotidien des habitants d’Ouvéa et notamment de ceux qui ont pris une part active au combat politique de ces trente dernières années. Ils se livrent et racontent leurs séquences les plus significatives ayant contribué à la métamorphose du Caillou. Ils évoquent les mutations de la Nouvelle-Calédonie et ses conséquences dans la vie sociale, culturelle et environnementale du Territoire. Le film retrace également la visite du Président Emmanuel Macron sur le Territoire, particulièrement à Ouvéa pour l’anniversaire des trente ans de l’assaut de la grotte de Gossanah.

La troisième partie du film se déroule sur la Grande terre à la rencontre des autres acteurs de l’histoire calédonienne, notamment deux figures loyaliste et indépendantiste représentés par Sonia Backès, responsable du parti Les républicains calédoniens et Caroline Machoro membre du FLNKS, dernière survivante des signataires des accords de Matignon et membre du congrès du Territoire. Les nouvelles générations en la personne de Rose Barré jeune Kanak de Nouméa et d’Amandine Darras jeune Calédonienne de Bourail concluent le film par leurs inquiétudes ou leurs espoirs sur le 4 novembre 2018.

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