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Water...anything can happen ! (21 juin 2016)

Voici une fable écologique sur les catastrophes naturelles, imaginée par la chorégraphe et réalisatrice Robyn Orlin.
Comme un opéra, ce film consacré au changement climatique, se décline en trois actes et se déploie entre l'île de Gaua, dans l'archipel du Vanuatu, et Paris.

  • Par NC1ere
  • Publié le , mis à jour le
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Personne n'a oublié le cyclone Pam qui a frappé le Vanuatu en février 2015. A partir des contes et légendes du Vanuatu, Robyn Orlin offre un conte sur l'histoire des migrations liées aux changements climatiques. Un conte écrit comme une longue lettre adressée à Malékula. Malékula, une île de l'archipel du Vanuatu mais dans ce docu-fiction, elle représente une femme. Une danseuse, originaire de l'île qui a immigrée à Paris et dont les sœurs de coeur sont restées dans l'archipel et font face aux bouleversements climatiques. "Water...anything can happen ! " est un film onirique. Au Vanuatu, on dit que l'eau transporte des informations, qu’elle nous parle, elle nous rappelle comment elle donne la vie mais aussi...comment elle pourrait la reprendre.
Robyn Orlin, prend de la hauteur pour réaliser ce sujet et imagine : certaines terres vont disparaitre, d'autres vont devoir accueillir des réfugiés climatiques. Commence alors l'histoire d'un rêve : pour sauver leurs vies les femmes de Gaua vont retrouver Malékula à Paris. 

ACTE I « VANUATU, UN DECOR HOLLYWOODIEN »
L’acte I révèle l’île de Gaua et ses richesses naturelles : l’océan, la cascade Siri, le volcan Mont Garet, le lac Letas…S’instaure alors entre les femmes de Gaua et la danseuse un dialogue chorégraphique créatif et ludique. A la manière des comédies musicales hollywoodiennes de Busby Berkeley, les femmes composent dans l’eau des figures géométriques, véritables tableaux visuels : la "water music".

ACTE II « L’ARCHIPEL MENACE »
Les éléments naturels deviennent menaçants. Coexistent alors les catastrophes du passé et la peur de l’avenir.

ACTE III « LES RÉFUGIÉS »
Les femmes de Gaua incarnent la vulnérabilité des habitants de la planète face aux bouleversements climatiques.Déracinées, elles se retrouvent dans un Paris « contaminé ». Echouées dans le métro, sur l’esplanade du Trocadéro, dans les bassins de Versailles… le choeur des femmes de Gaua se reforme. Paris chante entre le superficiel et l'artificiel. Pas facile ces deux mondes qui se rencontrent et pourtant les destins des humanités sont liés.Parce que nous vivons tous sur la même planète, nous sommes tous concernés par les catastophes naturels.

Une très belle fable, toute en poésie qui se résume en une question : combien de temps allons-nous encore rester aveugle ?

 

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