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Lakoustic

Diffusion le dernier samedi du mois à 20h00

Lakoustic

Les confidences de Janice

Janice est de retour pour la deuxième saison, toujours au Mouv', plus passionnée et énergique que jamais. Retrouvez son interview; elle parle de ses passions donc de la musique donc de Lakoustic... ---> c'est ici !!!!

  • Par Karine Boppdupont
  • Publié le

Animatrice, artiste, femme passionnée et engagée dans le milieu musical calédonien, Janice nous livre sa vision de la «zic». Avec ses mots et ses rires, elle porte Lakoustic, l’émission musicale de NC 1ère tournée au Mouv’ à Rivière Salée en public.

Nouveautés, programme, tout, vous saurez tout en lisant cet entretien.

Une nouvelle année commence pour Lakoustic, est-ce que vous poursuivez comme les années précédentes parce que c’est une recette qui a bien pris ou avez-vous des nouveautés dans l’émission ?
Lakoustic est une émission co-produite par la chaîne NC 1ère et la société de production Les Ombres Echappées.
Et comme vous le dites, «c’est une recette qui prend bien!» 8 émissions ont été programmées en 2014, et nous souhaitons, pour 2015, nous baser sur la continuité et les repères avec les 8 prochaines. Il faut «sceller» le concept Lakoustic auprès de nos téléspectateurs. Nous restons «old school», et les «surprises» comme le Diagnostik, l’Itv sympathik, ou encore l’invité alternatif.
Ce qui change cette année:
- Nous allons mettre l’accent sur «la rencontre» des deux groupes en leur demandant de se voir et de jouer ensemble, de répéter, en amont de l’émission afin de nous procurer un max d’émotions musicales et humaines.
- Autre très très bonne nouvelle, l’émission durera près de 70 mn au lieu des 52 minutes initiales. Le deuxième groupe interprètera donc un live de plus.
- et enfin, comme vous le savez, nos émissions Lakoustic sont enregistrées en public sur scène et hors scène.
En 2014, les amis et familles des musiciens composaient ce public, les habitants de Rivière-Salée, ainsi que les habitués des Maisons de Quartiers de Nouméa que nous faisions venir par bus avec l’aide précieuse de la Mairie. Cette année, c’est «tout le monde» qui peut venir assister au spectacle et apprendre à nos côtés les rudiments d’un tournage.
Voici l’adresse Facebook de Lakoustic.
Le public qui le souhaite est invité à nous envoyer un message et «zou,You’re VIP». C’est moi qui gère l’interface de la page.. je réponds à tout le monde !
 
Vous qui êtes « musivore » et très active sur la scène musicale calédonienne, avez-vous des tendances à nous partager pour 2015 ? Les groupes qui marchent, les jeunes en devenir, etc ?
L’avenir, en Nouvelle-Calédonie, est à tous les niveaux, entre les mains de la prise de conscience. Pour le Pays.
Et beaucoup de nos artistes sont des militants dans l’âme, toutes catégories confondues. Hormis les groupes de fêtes et d’anthologie du territoire, je suis convaincue (mais cet avis est strictement personnel) que les formations musicales en «devenir intéressant» sont celles qui opteront ou continueront d’opter pour la vérité sociale dans les paroles de leurs
chansons. Ici, on aime l’aspect mystique des idées, on aime la vérité, on aime «dire bien»... et la musique permet le partage de ces pensées. Le problème est que souvent... les artistes «consciousness» ont du mal à séduire les lieux de live, de concerts, les bars etc... parce que justement... ils sont «conciousness». Donc ils se vendent mal et sont mal vendus. La musique subit l’hypocrisie collective et économique.

Cela fait combien d’années que vous suvez de près ce petit monde et que pensez-vous de l’évolution dont vous avez été témoin ?
Je suis et je vis l’évolution de la musique locale depuis mon arrivée sur le territoire. C’était il y a 10 ans. Tomber amoureuse C’EST tomber amoureuse «etpiscétout» lol !
L’évolution est radicale et soutenue depuis 4-5 ans environ.... et elle va dans le sens de la professionnalisation, de l’export, de la crédibilité et de la qualité.
Le public, dans les endroits de vie culturelle, se mélange bien plus qu’avant, de jour comme de nuit, ce qui métisse l’offre et la demande. Appelons un chat un chat hein...
Les radios les plus réticentes à offrir de la musique du Pays sur leurs ondes ont fini par percuter que le niveau du Pays mérite d’être diffusé, les artistes voyagent, échangent, diversifient leurs puis, phénomène non-négligeable, bon nombre de sociétés de production de spectacles se sont créées et se servent de la musique locale comme fond de commerce.
Alors évidemment, pour les puristes, le constat peut faire mal mais il est vrai que grâce à cela, ou à cause de cela, les musiciens peuvent se produire de plus en plus partout et faire de belles avant-premières d’artistes internationaux. Après, le off est moins glorieux... notamment en termes de rémunération et de visibilité....
Enfin, l’arrivée des clips en 4 ans à l’époque de Zicclip a vraiment marqué le paysage musical. Les artistes ont compris que les droits d’auteurs et d’images étaient intéressants, les réalisateurs de clips ont investi dans du matériel, l’envie de faire du bon boulot s’est décuplée, et les gens qui ne s’intéressaient pas du tout à la musique locale ont fini par regarder et écouter.
On a aujourd’hui une vraie industrie du disque et de la musique en Nouvelle-Calédonie. Qui dit «industrie» dit «compétitivité
et concurrence».. le travail s’améliore mais se durcit.

Le programme de la première émission ?
De la bombe de balle ! (rires) Nous invitons sur le plateau, toujours au Mouv’ à RS, le groupe du Nord «A7JK». Il sera aux côtés de l’invité numéro 2 Marcus Gad, un jeune homme du pays, qui fait du reggae-roots et qui vient de sortir un premier EP (Extended Play).
Petite confidence off: Marcus a rejoint le groupe A7JK pendant 3 jours début Mars à la tribu de Pombei (Touho) afin de préparer l’émission et une reprise à la fin juste fabuleuse : «Zé ça aussi Lakoustic»
 
Dis-nous en un peu sur ta passion pour le slam ?
Ahouuuu.... Passion c’est un grand mot. Je dirai cela le jour où je maîtriserai bien cette discipline.
Non. Moi mes deux passions dans la vie ce sont mes enfants... et... les mots et leur musicalité.
C’est pourquoi j’aime tant faire de la radio. C’est pourquoi j’aime tant la musique.
C’est pourquoi j’aime tant animer et communiquer.
Oui, j ’ai participé à un concours de Slam en 2014 et écrit quelques textes que j’ai publié sur ma page You Tube.
K.PEOPLE.UNDERGROUND
Un de ces textes «filmés» dans ma chambre s’appelle «Célibatard». Il est brut de décoffrage, les mots sont lourds, bien plus personnels qu’une émission de télévision. L’ingénieur-son du Rex m’a demandé de «poser le truc sur une instru» pour la
mixtape très urbaine «Hip Hop Ina Di Rex». Je l’ai fait. Simplement. Sans espérer quoique ce soit.
On va dire que le fait d’écrire et de dire (et non forcément de slamer...) me permet d’exulter les souffrances et bonheurs intimes et personnels que je ne peux me permettre de faire passer à la télévision ou sur les ondes. J’écris toujours lorsqu’un
«choc», «une onde», «une secousse» traverse ma vie. C’est un acte spontané, nonréfléchi, non-ambitieux, souvent bourré de larmes avec lequel je ne pèse ni le poids des mots ni leurs impacts. Je suis. Point. Et on a tous, souvent, besoin d’être ce que l’on est.

présenté par
Les tweets de NC 1ère

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