publicité

Îles Salomon: « je giflais tout le monde, pour moi c'était normal »

L'ONG Oxfam développe en ce moment "Safe families", un programme de sensibilisation qui cible les hommes dans les villages de deux provinces, celle de Temotu et celle de Malaïta.

© Alice Plate
© Alice Plate
  • Caroline Lafargue / ABC - Radio Australia
  • Publié le , mis à jour le
Eric Tlozek, le correspondant d'ABC, s'est rendu dans le village côtier de Lilisiana sur Malaïta, pour suivre Matthew Maneka, le responsable pour Oxfam du travail de proximité dans le village. Depuis septembre 2015, il vient parler avec les familles de leurs problèmes. Et Oxfam utilise aussi des chansons à message pour lutter contre les violences familiales.
 
« La difficulté principale, c'est cette relation de pouvoir déséquilibrée entre hommes et femmes, souligne-t-il. La plupart des hommes dans les villages, quand on leur demande, répondent qu'ils ont tout le pouvoir et le droit de faire ce qu'ils veulent à une femme, et à leurs femmes. »
 
Jacob Manegaru est l'un des habitants du village pour lesquels le programme d'Oxfam se révèle le plus efficace, grâce aux discussions avec les travailleurs sociaux de l'ONG.
 
« Ma famille est dans le chaos. Je battais ma femme, je giflais mon enfant, même mes parents, je giflais tout le monde, raconte-t-il. Pour moi c'était normal. Et puis le programme a commencé et j'ai alors realisé que ce que j'avais fait était mal. Tout ce que je peux dire c'est que je suis vraiment désolé et que j'essaie de me faire pardonner toutes ces choses que j'ai faites. »
 
Jacob Manegaru est devenu le président du comité villageois "Safe families" mis sur pied par Oxfam, dont le rôle est de promouvoir un meilleur comportement auprès des hommes.
 
Ce programme est financé par l'Australie, sur le fonds de 30 millions de dollars débloqué par Canberra pour l'égalité des sexes dans le Pacifique. 

Sur le même thème

L'actualité la 1ère partout et à tout moment
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play