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Jeune homme roué de coups: l'affaire renvoyée au 4 décembre

L’affaire «Valentin» a été examinée en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Nouméa. Ce jeune homme de 21 ans a été roué de coups à Tindu après avoir suivi trois auto-stoppeurs qu’il avait pris dans une station de Nouméa. Le jugement a été renvoyé au 4 décembre.

La victime porte encore les stigmates de son agression. © NC la 1ère
© NC la 1ère La victime porte encore les stigmates de son agression.
  • Malia Noukouan (F.T.)
  • Publié le
Valentin est venu à l’audience entouré de sa famille, dont sa sœur et ses parents. Le visage tuméfié, il porte encore les stigmates de son agression de jeudi dernier, dans le quartier de Tindu. Il s’était retrouvé là avec trois auto-stoppeurs qu’il avait embarqués dans une station de Nouméa. Le jeune homme avait accepté de s’installer avec eux pour boire un coup.  Il s’était fait violemment agresser et sa voiture avait été volée.
 

Agés de dix-neuf à 29 ans

Face à lui au tribunal, six prévenus, âgés de dix-neuf à 29 ans. Bien connus de la justice, «ils sont sans emploi ni formation, ils ont tous déjà fait de la prison pour des faits de vols ou de violences, certains viennent même d’en sortir. Aucun n’a un réel projet de vie», résume la présidente du tribunal. 
 
«Oui, je l’ai frappé, mais je n’ai pas fait exprès.»
 

Minimisé, voire nié

A la barre, aucun ne s’est excusé. Ils ont minimisé, voire nié, les faits qui leur étaient reprochés. Certains ont reconnu avoir participé au vol du véhicule de Valentin. Mais seul deux prévenus ont confirmé avoir tabassé la victime. «Oui, je l’ai frappé, mais je n’ai pas fait exprès», glisse l’un d’entre eux. Avant de conclure: «Ce n’est pas moi qui l’ait fini.» 
 

«On l’a tapé parce que c’était un blanc, voilà ce que vous avez déclaré.»

 

Racisme

Des propos qui ont fait bondir maître Martin Calmet, l’avocat de la famille, qui s’est portée partie civile. Il a rafraîchi la mémoire des prévenus en leur rappelant leurs propos lors des auditions: «On l’a tapé parce que c’était un blanc, voilà ce que vous avez déclaré, vous avez du sang sur les mains, vous devrez l’assumer !», s’est-il écrié. Une explication qui a également énervé le procureur de la République: «Vous dites que vous n’avez pas fait exprès, mais regardez dans quel état se trouve la victime !» Pour lui, le racisme est clairement le mobile. 
 

Dossier complexe et conflits d'intérêt

Un avis qui n’est pas partagé par les deux avocates de la défense, maîtres Aurélie Krust Marty et Alexe-Sandra Vu. Elles dénoncent un acharnement alors que le fond du dossier n’est pas étudié. Elles ont demandé un renvoi de l’affaire, comme l’autorise la loi, pour préparer leur défense au vu, notamment, de la complexité du dossier et des conflits d’intérêt qui peuvent apparaître entre les six prévenus appelés à comparaître. 
 

Maintenus au Camp-Est

Le jugement est donc renvoyé au 4 décembre. En attendant, les auteurs présumés seront maintenus au Camp-Est. Ils encourent jusqu’à dix ans de prison, voire le double car certains sont en état de récidive légale. La septième personne interpellée dans cette affaire étant mineure, elle sera présentée devant le tribunal pour enfant mercredi prochain.

La réaction de maître Calmet.
«Les déclarations sont une torture»

La réaction de maître Marty.
«Des versions divergentes»
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