Une journée de défense et de citoyenneté pour les mineurs en prison

justice
Convention DPJEJ
©Coralie Cochin
C’est l’objectif du partenariat en œuvre depuis 2017, entre le Centre du service national et la Direction de la protection judiciaire de l’enfance et de la jeunesse. Une initiative renouvelée ce mardi après-midi, au travers d’une convention.
La journée de défense et de citoyenneté ou « JDC », est obligatoire pour les jeunes Calédoniens, à partir de 16 ans. Comment remplir cette obligation lorsque l’on est en prison?

Une convention spécifique, permet à certains représentants de cette journée de découverte, d’intervenir directement à l’intérieur du Camp-Est. Des tests d’évaluation aux diverses explications du rôle de citoyen et de l’armée, les mineurs incarcérés ont accès au même programme que les autres jeunes de leur âge, avec parfois, quelques adaptations précise Jéna Bouteille, directrice de la DPJEJ. 
 

Sensibilisation adaptée

 

« Lorsque nous avons à minima huit mineurs incarcérés, nous proposons des sessions in-situ, ce qui évite de les mettre en difficulté. Parfois nous avons des mineurs qui sont là pour de longues peines et qui ne bénéficient justement pas d’aménagement de peine. Quand la JDC est organisée au centre pénitentiaire, ils peuvent avoir des activités spécifiques. Par exemple, l’année dernière nous avons eu un parachutiste, qui a fait une démonstration, et nous avons des sensibilisations adaptées aux mineurs qui sont présentés  » - Jéna Bouteille, directrice de la DPJEJ.

 

Sésame indispensable

Une journée de défense et de citoyenneté qui n’est pas une simple formalité. Il s’agit d’un sésame indispensable, pour passer des concours administratifs, faire des études supérieures, ou encore présenter le permis de conduire, essentiel en matière d’insertion professionnelle. 
 

« Parfois, pour eux, c’est le premier document officiel qui signifie quelque chose et qui va leur permettre de pouvoir poursuivre leur parcours. Donc c’est peut-être la première chose qui va leur permettre de mettre le pied à l’étrier, qui va leur permettre après de faire des choses qui nous semblent simples, à nous, comme de passer le permis, s’inscrire à un BEP ou un CAP… Et si on n’a pas la JDC, on ne peut pas faire tout cela » - Colonel Stéphane, directeur du Centre du service national, organisateur des JDC.


Depuis le début de ce partenariat avec l’armée en 2017, vingt-quatre mineurs incarcérés ont pu bénéficier de la journée défense et citoyenneté, dans l’enceinte de la prison.

Le reportage radio de Coralie Cochin :

DPJEJ convention reportage