Les Loyalistes de la province Sud critiquent la prolongation du confinement

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Hotel Province Sud
L'hôtel de la province Sud à Nouméa, image d'illustration. ©NC la 1ere

Une voix discordante s’est faite entendre ce samedi soir après l’annonce du confinement prolongé d’un semaine. Dans un communiqué, les « responsables politiques loyalistes de la province Sud » ont fait part de leur désaccord. 

[MISE À JOUR AVEC RÉACTION CALÉDONIE ENSEMBLE]

Dans un communiqué, les responsables loyalistes de la province Sud font part de leur désaccord avec la prolongation d’une semaine du confinement, estimant que le risque sanitaire est « minime » mais le risque économique « maximum » et le risque social « majeur ».

La voix de la province Sud pas prise en compte

« Les Calédoniens qui ont été pendant ces trois dernières semaines, d’une discipline remarquable, ne comprennent pas qu’on leur impose un confinement alors que la situation sanitaire est bonne » indiquent ces responsables dans le communiqué.
Une position défendue lors de la réunion de la direction opérationnelle et lors de la réunion du gouvernement. 
Selon eux, il est « inadmissible que la voix de la province Sud qui représente 75 % des habitants de la Nouvelle-Calédonie ne soit nullement prise en compte, alors qu’en parallèle celle des membres indépendantistes du gouvernement qui ont démissionné est parfaitement entendue ».

D’autres propositions

Les auteurs du communiqué avaient proposé de mettre en place un déconfinement avec contraintes sanitaires  pour les deux prochaines semaines, et d’autoriser, en plus de la réouverture des commerces, la reprise des services à la personne, ou des restaurants avec la moitié de leurs tables. 
Idem pour les activités de plein air : « Il nous semblait tout à fait normal que les Calédoniens soient de nouveaux autorisés à pratiquer les activités de pleine nature, comme la chasse et les activités nautiques ».

Enfin, le communiqué s’interroge sur le refus de laisser rentrer les Calédoniens, étudiants ou autres, pendant une semaine encore alors que les places en quatorzaine à l’hôtel existent. 

« Les Calédoniens sont prêts à accepter tous les sacrifices à condition que la décision prise soit cohérente » conclut le communiqué. 

Un mode de fonctionnement « à bout de souffle »

Les élus Loyalistes de la province Sud ont décidé de faire entendre leur voix pour dénoncer le mode de gestion actuel des affaires calédoniennes. 
« On se désolidarise d’un fonctionnement qui est à bout de souffle aujourd’hui. Ce n’est pas tant du gouvernement, c’est le fonctionnement où on a en Nouvelle-Calédonie des députés qui sont absents, des membres du gouvernement indépendantistes qui sont démissionnaires, un sénat coutumier qui veut nous imposer des décisions. Et tout ce petit monde impose à la province Sud des décisions qui nous concernent nous et qui ne les impactent pas eux. Et c’est ça que nous dénonçons aujourd’hui. Ça ne peut pas être le fonctionnement d’une gestion de crise et ça ne doit surtout pas être le fonctionnement de l’après Accord de Nouméa » explique Gil Brial, 2ème vice-président de la province Sud, l’un des rédacteurs du communiqué. 
Les explications de Gil Brial au micro de Nadine Goapana et Laura Schintu. 

Les parlementaires CE réagissent

Mis en cause par Gil Brial qui dénonçait leur absence, les parlementaires Calédonie ensemble, Philipe Dunoyer, Philippe Gomès et Gérard Poadja, réagissent ce mardi dans un communiqué en parlant d’ « affirmation purement gratuite » . A lire ci-dessous :