Koumac : un homme tue son ex-compagne, avant de se donner la mort

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Panneau indiquant Koumac, image d'illustration.
Panneau indiquant Koumac, image d'illustration. ©Brigitte Whaap / NC la 1ere
Ce samedi, deux personnes ont perdu la vie à Koumac, à la tribu de Karaak. Un homme de 28 ans a fait feu sur son ex-compagne, avant de se donner la mort. Le parquet a ordonné l’autopsie des corps.

La tribu de Karaak, à Koumac, a été le théâtre d’un drame conjugal. 

Samedi 22 janvier, aux alentours de 18heures, une jeune femme de 22 ans se rendait à la tribu pour restituer des effets personnels à son ex-concubin, qui résidait au domicile de sa sœur, depuis leur séparation intervenue fin décembre 2021 lorsqu'une dispute a éclaté sous l’oeil de la soeur de l’auteur présumé des faits.

"De la porte d’entrée de son logement, elle apercevait la jeune femme sortir précipitamment de l’habitation et venir se réfugier derrière son véhicule, garé dans la cour. Alors que la jeune femme se trouvait en position accroupie, face au témoin, elle était atteinte d’un coup de feu, tiré par son ex-compagnon avec une carabine, de la fenêtre à sept mètres de distance de la victime" détaille le communiqué du procureur de la république, envoyé ce dimanche matin.

Atteinte mortellement à la nuque, elle s’effondre à même le sol. "Le témoin, revenu dans son logement pour appeler les secours, entendait alors, une seconde détonation et découvrait le corps de son frère, devant le véhicule de la victime, atteint au niveau de la tête."

La soeur du jeune homme avait tenté de raisonner ce dernier, avant le coup de feu lorsqu’elle l'avait vu en possession d’une carabine.
 
Le parquet a ordonné une autopsie des deux corps. A ce stade, l’enquête a permis d’établir que l’auteur présumé disposait de deux armes d’épaule, dont l’arme du crime, une carabine de calibre 270 qui manifestement, "n’avaient pas donné lieu à une déclaration administrative." précise le communiqué.
 
L’auteur présumé avait été condamné pour des faits de violences commises en réunion et participation avec arme à un attroupement en 2018 ainsi que, plus récemment, pour des infractions routières.

Un terrible évènement qui survient un mois jour pour jour, après celui de Païta, un homicide conjugal puis un suicide par arme à feu, qui avait coûté la vie à une jeune maman de 22 ans et à son compagnon.