L'usine du Nord sous le signe du changement et d'une "nouvelle culture d'entreprise"

nickel province nord
Koniambo nickel, conférence de presse, 12 mai 2021
Point de situation de KNS auprès de la presse, mercredi 12 mai. ©Nicolas Fasquel / NC la 1ere

Kristan Straub, président de Koniambo nickel, tenait mercredi matin une conférence de presse à Nouméa. Au menu, analyse de l’exercice 2020, retour sur les derniers déboires de l’usine, objectifs à terme et soutien des actionnaires.

2020, année Covid, mais aussi l’année de tous les changements, pour Koniambo nickel. Changement dans le management : une trentaine de cadres et experts diligentés par Glencore ont été chargés de remettre de l’ordre dans la maison. On évoque une nouvelle culture d’entreprise.

Nouvelle stratégie

C’est aussi une nouvelle stratégie : fonctionnement de l’usine du Nord sur une seule ligne de production, afin d’assurer les maintenances, et une formation des employés pour une montée en compétence. Conséquences, une production limitée, 15 000 tonnes en 2020, et Glencore qui doit injecter à nouveau 250 millions de dollars. 

Un objectif, et des écueils

Pour 2021, l’objectif était de relancer une production sur deux lignes de four, et d’atteindre les 31 000 tonnes. Objectif d’ores et déjà mis à mal. Une turbine à vapeur a dû être stoppée, limitant la production d’électricité. De plus, une fuite de scories, en début d'année, a entraîné l’arrêt du four numéro deux. Retour à la normale pour le second semestre pour, enfin, une montée en puissance. 3 500 tonnes de production par mois sont espérées.

Encore des pertes, mais le président relativise

Et, bien sûr, de nouvelles pertes à venir puisque l’équilibre se situerait à une production aux alentours de 40 000 tonnes à l’année. Mais le président l’assure, Koniambo nickel n’est pas la première ni la dernière entreprise métallurgique à connaître des difficultés. Et les orientations soutenues par Glencore laisseraient augurer d’un avenir plus serein, d’autant que le marché du nickel tend à se maintenir autour des 18 000 dollars la tonne.

Le compte-rendu de Bernard Lassauce et Nicolas Fasquel :