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Pollution aux algues vertes à Deva : le collectif Güaro demande une contre-expertise

environnement Bourail
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Ces algues colonisent le platier et couvrent les coraux du lagon. ©Karine Arroyo / 1ère
La prolifération d'algues vertes à Poé principalement devant l'hôtel Sheraton continue d'inquiéter les habitants de Bourail. Le collectif Güaro lance une contre-expertise afin de connaître les causes exactes de cette colonisation. 
Elles sont vertes fluo, poussent comme du chiendent, sont odorantes quand elle sèchent et couvrent les coraux du lagon Poé-Deva, principalement devant le complexe hôtelier 5* de Deva. Cette pollution aux algues vertes qui envahit deux kilomètres de côtes alors que le lagon est classé « réserve marine » est observée depuis plusieurs semaines à Bourail. « Le récif est complètement recouvert d'algues, il n'y a plus de vie ici. Ce qui est regrettable c'est que cette zone est classée réserve marine depuis presque 20 ans et qu'elle sert de nurserie pour les poissons qui sont ensuite pêchés par les populations locales », déplore Emmanuel Hernu, secrétaire coordinateur du collectif Güaro.
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« On fera tout notre possible pour trouver les causes de cette pollution et dénoncer ce qui s'est passé ici », a déclaré Emmanuel Hernu (à gauche), le secrétaire coordinateur du collectif Güaro. ©Karine Arroyo / 1ère

Le collectif lance un appel aux dons

Malgré les analyses menées par la province Sud pour rechercher les sources de pollution, les habitants sont inquiets. Le collectif Güaro, composé d’associations environnementales et économiques de la région, y compris de coutumiers, passe aujourd'hui la seconde. Il lance une contre-expertise afin de connaître les causes exactes de cette colonisation d'algues. « On veut comprendre ce qui se passe chez nous, d'où vient cette pollution... Nous sommes plus que jamais vigilants. Il faut que ça cesse. Si le développement durable et économique ressemble à ça, on n'en veut pas ! » déclare Emmanuel Hernu. Un appel aux dons sera lancé dans les prochaines semaines afin de mener cette étude « On fera tout notre possible pour trouver les causes de cette pollution et dénoncer ce qui s'est passé ici », ajoute t-il. 

Plus de détails ce jeudi 8 février dans votre JT avec le reportage de Karine Arroyo et de Nicolas Fasquel 

 
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