Usine du Sud : pour Calédonie ensemble, «l'Etat doit prendre la main»

politique
Reprise de l'usine du Sud, positionnement de Calédonie ensemble
©Nicolas Fasquel / NC la 1ere
La reprise de l’usine du Sud toujours au cœur de l’actualité. Ce matin, c’est Calédonie ensemble qui officialisait sa position. Pointant des convergences «encourageantes» entre les protagonistes, le parti de Philippe Gomès a détaillé ses propositions pour faire avancer le dossier.
«L’Etat doit prendre la main» : voilà qui pourrait résumer le positionnement de Calédonie ensemble dans le dossier «reprise de l’usine du Sud», développé ce mardi matin, à Nouméa.
 

«Des convergences nouvelles»

Les députés, Philippe Dunoyer et Philippe Gomès, estiment que «des convergences nouvelles» émergent à ce stade du conflit : le besoin de dialogue, «l’impérieuse nécessité de maintenir l’activité et l’emploi», mais aussi de respecter les garanties environnementales, et enfin la volonté commune d’un actionnariat calédonien à hauteur de 50 % au moins du capital.
 

Face aux «divergences majeures», trois propositions

Ils déplorent en revanche les «divergences majeures» qui continuent d’empoisonner le débat. Pour les aplanir, Calédonie ensemble formule trois propositions, qu'énumère Philippe Dunoyer :
  • «que la moitié du capital de l’entreprise qui reprendrait l’usine soit détenue par des collectivités publiques, pour défendre l’intérêt général des Calédoniens»;
  • «que l’offre Korea Zinc puisse être consolidée. C’est-à-dire que Korea Zinc puisse accéder au site et formuler, ou pas, une véritable offre, qui soit comparable avec celle de Trafigura et M. Beurrier»;
  • «que l’Etat prenne la main dans ce dossier […] et qu’il élabore le consensus, le dialogue et l’accord qui nous permettront de sortir de l’ornière dans laquelle on se trouve et d’éviter un cataclysme économique en cas de fermeture de l’usine».
Le compte-rendu de Caroline Antic-Martin et Nicolas Fasquel : 
 

Modifier le calendrier ? 

Ces propositions supposent une modification du calendrier avancé par Vale. Pour mémoire, l’industriel doit valider un repreneur ou mettre l’usine sous cloche au plus tard le 4 décembre. «C’est Vale qui vend, donc c’est bien Vale qui a la décision finale. Mais Vale n’est pas seul», formule Philippe Dunoyer. «Si l'Etat comme par le passé prend la main (avec bien sûr les acteurs politiques, l'Ican, Vale, les sociétés qui font des propositions de reprise), je veux croire que la discussion peut toujours aboutir, dans l’intérêt partagé de tout le monde y compris de Vale monde, à une décision intéressante. Et […] s’ils repoussaient cette décision d’un mois ou deux, je pense qu’ils en sortiraient gagnants eux aussi.» 
 

Visioconférence

Calédonie ensemble, qui souhaite endosser un rôle de médiateur dans ce conflit économico-politique, présentera ses propositions jeudi matin, lors de la visioconférence du «groupe Lepredour» avec le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu.