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L’USOENC défend l’emploi local au tribunal

Manifestation devant le palais de justice, ce matin à Nouméa. Le SOENC fonction publique proteste contre l'absence de recrutement local au tribunal. Le syndicat considère la mobilité des fonctionnaires comme un facteur de déséquilibre au sein des instances.

© Coralie Cochin
© Coralie Cochin
  • Coralie Cochin (CM)
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Le Soenc Fonction publique était mobilisé ce matin, à l’entrée du tribunal de première instance de Nouméa.
Le syndicat veut interpeller la direction des services judiciaires sur le non-respect de l’emploi local et l’embauche de métropolitains.
Ce sont les postes de catégorie C qui sont visés, autrement dit des adjoints administratifs et des agents techniques autour des métiers du greffe.
Selon le Soenc Fonction publique, la moitié de ces postes est occupée par des métropolitains de passage sur le territoire.

"Une justice instable"

Un turn-over qui n’est pas sans conséquences sur le fonctionnement des services.
« On a une juridiction qui devient instable. Effectivement, on ne peut plus donner une justice dans les délais. Entre un fonctionnaire qui finit son séjour et le prochain qui arrive va s’écouler parfois six mois, huit mois d’attente, et pendant ce temps, il n’y aura personne sur son poste » regrette Frédéric Delaporte, responsable de la section du tribunal de première instance, au sein du Soenc Fonction publique. 
© Thierry Rigoureau
© Thierry Rigoureau

De nombreux contractuels

Selon le syndicat, de nombreux postes restent vacants.
Or, pour palier ce manque, le tribunal recours à de nombreux contractuels.
Un non sens, selon Frédéric Delaporte : « pour citer un exemple, en 2017, ces différents contractuels ont travaillé en tout l’équivalent de 155 mois. Çà équivaut à la présence de treize agents de catégorie C à plein temps. Donc plutôt que de faire travailler ces gens qu’on reprend chaque année sur des périodes de deux, trois ou six mois, faisons ce recrutement local, comblons ces manques de postes et tout ira bien. » 
L’unique recrutement de Calédoniens à la direction des services juridiques remonte à 2005.
Pour le syndicat, deux options sont possibles pour favoriser l’emploi local : « Un recrutement par concours normal ou un recrutement sur dossier, avec un projet à déposer et un entretien ». 
 

Des revendications portées à Paris

Si la direction des services judiciaires n’a pas souhaité répondre à nos questions, elle semble accueillir favorablement ces revendications.
Des demandes qui ont été portées jusqu’au Ministère de la Justice, à Paris.
Car c’est à la Chancellerie de trancher sur la possibilité d’un recrutement local. 

Le reportage d’Olivier Jonemann et José Solia 
MANIF SOENC EMPLOI LOCAL TRIBUNAL

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