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La famille du Tahitien assassiné en métropole est sous le choc

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Le village de Sainte Anastacie, Gard, où avait été retrouvé l'homme dans un état critique ©Google Maps
Le soir de Noël, un homme de 45 ans, originaire de la presqu’île, a été tué dans un village de la région de Nîmes. Mataiva Tanepa’u vivait en métropole depuis 1987. Il était tatoueur à Nîmes et il était sorti de prison depuis 2 mois. Pour la première fois, sa famille prend la parole.



Une famille effondrée. D’autant que rapatrier le corps s’avère très coûteux. Heipua Tehahe, tante de la victime est interrogée par Noella TAU, de Radio Polynésie Première:

"Ca a été un choc parce que l'ai vu quelques jours avant, le 12 Décembre, ce sont mes enfants qui ont été le déménager. On était à la veille de Noël, un vrai drame: c'est la section de recherches de la gendarmerie qui m'a prévenu en me demandant si j'étais sa tante. Ils m'ont dit de passer à la brigade parce que mon neveu était mort. Je leur ai dit: ce n'est pas possible: je viens de le voir le 12 !"

Heipua poursuit: "On ne va pas pouvoir rapatrier le corps jusqu'à Tahiti, cela représente 12 000 euros (NDLR: environ 1 440 000 FCP), c'est trop cher. On s'est renseigné pour l'incinérer, même là cela représenterait 6000 euros. Pourqu'on puisse le ramener au fenua, après avoir fait une prière ici, avec les amis, autour de l'urne. Mais même à ce prix, on n'y arrive pas. J'ai essayé de joindre ma famille en Polynésie. Sa soeur, sa maman, même ses frères, avec la crise, ne peuvent se permettrent ce transport. Et pourtant eux aussi veulent voir revenir le corps de leur proche à Tahiti."

Enfin, d'après Heipua, l'"enquête n'est pas terminée". Rappelons que Mataiva Anatole Tanepa'u a été retrouvé ce mercredi de Noël 2013 entre la vie et la mort dans une rue du village de Sainte-Anastasie (Gard). Il est décédé des suites de ses blessures à l'hôpital de Nïmes. Le samedi suivant, un suspect a été mis en examen et écroué pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. D'après nos confrères de France Bleu, le "suspect avait accueilli la victime le soir du drame avant de le mettre à la porte de son domicile après une violente dispute sur fonds de forte consommation d'alcool

Le suspect a effectivement reconnu que des coups avaient été échangés en revanche, il a affirmé aux enquêteurs que lorsque l’homme est parti, il n’était pas grièvement blessé et que, selon lui, les coups portés ne pouvaient pas avoir entraîné un traumatisme crânien mortel".
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